Menaces de Facebook: Ottawa fonde son espoir sur le public

Raphaël Pirro
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Face aux menaces de Facebook de bloquer les nouvelles Canadiennes au pays, Ottawa fonde son espoir sur une éventuelle levée de boucliers du public, à défaut d’avoir un plan clair pour riposter efficacement au géant de la technologie.
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Vendredi dernier, des hauts placés de l’entreprise n’ont pas exclu de bloquer le contenu journalistique canadien advenant l’adoption par le gouvernement de la Loi sur les nouvelles en ligne, qui vise à redistribuer les profits perçus par les géants du web aux dépens des médias.
Appelé à commenter si les menaces de l’entreprise sont crédibles, le libéral Chris Bittle, membre du comité du Patrimoine, a dit que Facebook se «tirerait dans le pied» s’il mettait sa menace à exécution.
Mais il n’y a pas de manière de prédire les actions de la mégaentreprise.
Les libéraux s’appuient beaucoup sur l’exemple de l’Australie dans leur démarche, et le député y est revenu à plusieurs reprises lors de son intervention en mêlée de presse mardi après-midi.
L’entreprise avait suscité la grogne du public après avoir bloqué l’accès aux nouvelles australiennes sur sa plateforme pour plus d’une semaine.
«Je m’attends à ce que Les Canadiens fassent de même pour dire que c’est complètement inacceptable», a-t-il déclaré.
Bloquer les nouvelles canadiennes reviendrait pour Facebook à se «tirer dans le pied», croit-il, car cela ne laisserait au public que du contenu de mauvaise qualité et ferait ainsi fuir les commanditaires sérieux.
Le député libéral Anthony Housefather s’est dit «tellement déçu» du passage en comité des exécutifs de Meta, maison mère de Facebook, car ceux-ci ne répondaient pas de manière limpide à ses questions, selon lui.
Rappelons que le patron fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a reçu une invitation pour apparaitre au comité et répondre aux questions des élus. Elle est restée lettre morte.
«Facebook n’a clairement aucun respect pour le Parlement canadien et répondre aux questions qui lui sont posées», a-t-il déclaré.