Menaces à l’économie québécoise: «J’ai eu la COVID pis là j’ai Donald Trump», dit Legault

Patrick Bellerose
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Malmené dans les sondages, François Legault s’est posé en défenseur de l’économie québécoise, vendredi, face aux tarifs douaniers annoncés par Donald Trump.
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Les mois à venir seront difficiles pour les travailleurs québécois, a souligné le premier ministre caquiste au moment de faire le bilan de sa session parlementaire.
«Qu'on parle de tarifs de 10% ou de 25%, ça voudrait dire beaucoup de pertes d'emplois au Canada», a rappelé François Legault.
Devant lui, le lutrin affichait clairement le message qu’il souhaitait incarner: «Protéger notre économie, protéger notre identité», pouvait-on lire.
«Ça me chicote beaucoup, ce qui s'en vient du côté des États-Unis», a-t-il confié. Son gouvernement devra trouver le moyen de compenser les «dizaines de milliers d’emplois» en jeu.
Le premier ministre compare la tourmente appréhendée aux années difficiles de la pandémie. «Je me dis des fois: j’ai eu la COVID pis là j’ai Donald Trump», a-t-il soufflé.
Son équipe est déjà à l’œuvre, assure-t-il, notamment avec la création d’un comité interministériel pour se préparer à l’arrivée du nouveau locataire de la Maison-Blanche, en plus des rencontres avec le gouvernement fédéral.
«On a mis en place un comité qui se réunit [toutes les] deux semaines pour se faire une stratégie industrie par industrie, parce qu'on sait que [pour] certaines industries, M. Trump ne peut pas se passer de nos produits», explique François Legault.
Niveau de vie
Conscient des critiques sur ses déboires économiques, de Northvolt à Lion Électrique, le premier ministre avait préparé un tableau sur le niveau de vie des Québécois, qu’il a brandi à plusieurs occasions.
«On a eu une meilleure croissance économique par habitant que l'Ontario, que le reste du Canada. Ce n’est quand même pas rien. C'est vrai pour l'économie, c'est vrai pour les salaires, c'est vrai, surtout, pour le revenu disponible», a déclaré François Legault, en ne cachant pas sa fierté.
Troisième mandat
D'ailleurs, il continue de croire que les investissements dans la filière batterie et chez Hydro-Québec porteront leurs fruits, éventuellement.
«Pensez-vous que, dans cinq ans, il va y avoir plus de véhicules électriques? Moi, je suis convaincu que oui», dit François Legault.
Malgré un recul momentané, les ventes devraient repartir à la hausse. «À moyen terme, si on pense à nos enfants, nos petits-enfants, ça va en prendre, des batteries pour des véhicules électriques. Ça va en prendre, une économie verte. Ça va prendre de l'énergie verte», souligne-t-il.
«Puis doubler Hydro-Québec, c'est à peu près le plus bel héritage qu'on ne peut pas laisser à nos enfants», ajoute le premier ministre.
Les mêmes raisons le motivent à être à nouveau sur les rangs lors des élections en 2026. «J’ai encore du travail à faire», dit-il.
François Legault souhaite annoncer lui-même les grands travaux nécessaires pour augmenter les capacités électriques du Québec.
«Je pense que ce ne sera pas terminé en octobre 2026. Donc, j’aimerais avoir un autre quatre ans pour continuer, par exemple, à travailler pour doubler la taille d’Hydro-Québec», confie-t-il.
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