Menacé de mort, Guy Nantel s’est dit étonné par le silence du milieu artistique

Frédérique De Simone
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Guy Nantel estime avoir été traité injustement par la communauté artistique après avoir été la cible de menaces de mort, en 2017.
En entrevue à l’émission Dans le blanc des yeux, où il était l’invité de Sophie Durocher pour l’épisode qui sera diffusé ce vendredi, à 20h, à LCN, l’humoriste affirme avoir été «profondément étonné» que si peu de gens du milieu artistique aient pris sa défense dans cette histoire.
«Je trouvais ça hallucinant», a-t-il dit à l’animatrice, citant en exemple le gazouillis que Guy A. Lepage avait, à l’époque, rédigé en insinuant que l’humoriste cherchait plutôt à se victimiser et à tirer parti de cet incident pour se faire valoir.
«Il y a quand même un homme qui a été arrêté et qui a fait cinq mois de prison. [...] C’était noir sur blanc, où il disait littéralement comment il allait prendre une balle, la mettre dans le fusil et me tirer dans la tête», a décrit l’humoriste.

«Moi, c’est correct que personne ne prenne ma défense. Je suis un grand garçon, je suis capable de vivre avec ça. Mais que des gens disent: “Hé, tu te fais de la publicité”, j’étais comme... “What the fuck!?”» s’est-il ensuite exclamé.
À la suite de ces menaces, l’ancien candidat à la direction du Parti Québécois dit avoir eu recours à une équipe de sécurité pour assurer sa protection presque en tout temps, notamment durant ses spectacles.
«Je faisais mon show debout sur scène et j’avais, à gauche et à droite, du monde bâti qui était prêt à intervenir s’il se passait quelque chose», a-t-il confié, affirmant que l’animateur de Tout le monde en parle s’était finalement excusé pour son commentaire en voyant la gravité de la situation.
«On fait tous des niaiseries de même, mais celle-là, j’avoue que j’étais profondément étonné du milieu artistique», a soutenu l’humoriste, qui avait tout de même reçu l’appui de quelques collègues, dont Mike Ward et Jean-François Mercier.
Dans la foulée, l’homme qui a menacé Guy Nantel s’en était aussi pris à Mike Ward et à l’ex-dragon François Lambert. Il a plaidé coupable, en 2018, à tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui.