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Menace de grève ferroviaire: «C’est très inquiétant pour l’économie du Québec», dit Legault

Capture d’écran TVA NOUVELLES
Photo portrait de Patrick Bellerose

Patrick Bellerose

2024-08-21T16:27:02Z

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Sans prononcer les mots «loi spéciale», François Legault a demandé à Justin Trudeau d'intervenir rapidement si une grève ou un lock-out est déclenché cette nuit dans le secteur ferroviaire. 

«La grève au CN et au CP-Kansas, c’est très inquiétant pour l’économie du Québec», a déclaré le premier ministre caquiste mercredi matin.

Les 9000 travailleurs du Canadien National et du Canadien Pacifique Kansas City pourraient se retrouver en conflit de travail dès minuit, ce qui risquerait de paralyser les chaînes d’approvisionnement au pays.

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«Je souhaite que les partis s’entendent d’ici demain. Mais s’il n’y a pas d’entente d’ici demain, je demande à Justin Trudeau d’avoir le courage de prendre action. C’est trop important pour l’économie du Québec», a ajouté François Legault.

Reste à savoir quels sont les moyens à la disposition du premier ministre fédéral. Un arrêt de la Cour suprême en 2015 est venu restreindre grandement le recours à une loi spéciale pour mettre fin à un conflit de travail. 

Dévastateur

Les ministres caquistes ont multiplié les formules-choc, mercredi, pour mettre la pression sur le gouvernement fédéral dans ce dossier.

«Il y aurait des impacts potentiellement dévastateurs», a commenté le ministre du Travail, Jean Boulet.

Lui-même autrefois avocat spécialisé en relations de travail, M. Boulet a dit miser sur la négociation afin de dénouer l’impasse. Les répercussions d'un conflit de travail «sont disproportionnées» par rapport aux enjeux, dit-il.

Dans le cas présent, l’économie canadienne risquerait d’être mise à l’arrêt alors que les parties chercheraient à s’entendre sur la répartition des quarts de travail.

«Ce serait vraiment dramatique pour l’économie, ça prendrait littéralement l’économie en otage», a renchéri la ministre des Transports, Geneviève Guilbault.

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a parlé lui aussi d’un «impact majeur», notamment pour les scieries, les mines et l’industrie des pâtes et papiers.

Il donne l’exemple du port de Montréal, bloqué par la Fédération autonome de l’enseignement l’automne dernier. «Ça avait été trois jours de rattrapage pour une journée de grève», a souligné M. Fitzgibbon.

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