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Même atteint de la maladie de Parkinson, le fondateur du Marathon de Québec participera au 10 km: «Je vais le terminer, fiez-vous sur moi»

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-10-04T17:29:55Z

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Le 5 mai 2022, la vie de Denis Therrien a basculé, lorsqu’on lui a appris qu’il était atteint de la maladie de Parkinson. Fondateur du Marathon de Québec en 1998 et figure de proue du monde de la course à pied à Québec, l’homme de 72 ans a toutefois décidé qu’il n’allait pas laisser la maladie courir plus vite que lui.

M. Therrien, qui a été nommé président d’honneur de la 25e édition du Marathon de Québec, dont les épreuves se tiendront samedi et dimanche dans les rues de la vieille capitale, a décidé que la maladie ne viendrait pas à bout de son désir de promouvoir les saines habitudes de vie.

Avec une quarantaine de proches, dont plusieurs anciens membres de son équipe de bénévoles à l’époque où il était à la tête du marathon, il prendra part à l’épreuve du 10 km, samedi matin.

Compte tenu de sa situation, il franchira cette distance à la marche.

«Je vais le terminer, fiez-vous sur moi. Sur mes deux pieds, en plus», a-t-il promis.

Un coup de massue

M. Therrien a reçu le diagnostic officiel en 2022, quatre ans après avoir commencé à ressentir les premiers effets de cette maladie dégénérative.

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«Ça, pis un coup de massue derrière la tête... Quand je suis arrivé à la maison, je me suis effondré. Ç’a été des moments difficiles parce que ça implique aussi ta famille. Ma femme, sa vie a changé, mes enfants et mes petits-enfants aussi», a-t-il confié, les yeux rougis par l’émotion.

Une fois le choc passé, M. Therrien a pris la décision de se battre. Cinq à six fois par semaine, il parcourt une distance de 5 km à la marche. Parfois, quand il se sent bien, il ajoute aussi quelques intervalles de course.

«Il faut bouger, sinon ça me donne quoi d’être là? Sinon, c’est l’aide médicale à mourir et je n’ai pas envie de ça. J’ai le goût de voir mes petits-enfants grandir.»

En date d’hier, Denis Therrien avait amassé 45 000$ pour l’organisme Parkinson Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches.

Un bébé devenu grand

Après avoir participé à la conférence de lancement du marathon, M. Therrien a répondu aux questions des journalistes sur place pendant une bonne dizaine de minutes, debout, droit et, surtout, extrêmement fier de ce que son bébé est devenu.

Parce que même s’il n’est plus à la tête du Marathon de Québec depuis 2015, l’événement est toujours partie intégrante de qui il est.

Il faut le voir quand il parle de la première édition lors de laquelle 2160 coureurs avaient participé, des réactions qu’avait suscitées le succès de cette première ou du fait que l’événement avait été classé cinquième meilleur marathon de ville au monde par le magazine Runners World en 2013. Chaque fois, il a des étoiles dans les yeux.

«Quand tu mets un enfant au monde, tu restes père ou mère pour le reste de ta vie. [...] Tu le regardes grandir, vieillir et devenir adulte, atteindre sa maturité. Cet événement, je l’ai créé et porté à bout de bras. Ça n’a pas toujours été facile mais on a réussi à livrer un produit haut de gamme», a-t-il fièrement lancé, ajoutant être très heureux de ce que le marathon est devenu depuis l’achat de Gestev, en 2015.

En bon père de famille, M. Therrien sera là, en fin de semaine, pour être témoin de l’évolution de son bébé, maintenant devenu un adulte de 25 ans.

Et il le fera avec le sourire.

«Je ne suis pas mort, je suis encore bien vivant et je continue à courir.»

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