Tous les résultats
Publicité

Meilleur buteur et pointeur des Capitals: le fruit d’une décennie de travail pour Tom Wilson

Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-13T17:21:57Z

Partager

Tom Wilson n’affrontera pas le Canadien, ce soir. C’est probablement une bonne nouvelle pour la troupe de Martin St-Louis.

L’athlète de 31 ans est devenu un attaquant dangereux. Et pas seulement en raison de l’aspect robustesse qu’il amène à chacune de ses présences.

Bien qu’il ratera un cinquième match consécutif à cause d’une blessure au bas du corps, survenue il y a 10 jours, contre les Blackhawks, Wilson occupe le sommet des pointeurs (42 points) et des buteurs (22 buts) des Capitals.

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Des titres qu’on aurait attribués sans réfléchir à Alex Ovechkin ou, peut-être, à Dylan Strome. Mais à Wilson, qui demeure l’un des joueurs les plus craints de la LNH? Vu de l’extérieur, cela a de quoi surprendre. Mais dans le vestiaire des Capitals, personne n’est tombé de sa banquette.

Après tout, il avait donné un avant-goût de ce qu’il était en mesure d’accomplir, l’an dernier, en faisant scintiller la lumière rouge à 33 occasions.

Publicité

«Ce qui est impressionnant, c’est qu’il est capable de tout faire. Depuis que je suis ici, je l’ai vu distribuer des mises en échec, marquer des buts et lâcher les gants, a lancé Anthony Beauvillier, à quelques heures de la confrontation face au Tricolore. C’est une rareté dans la LNH.»

Observer, apprendre et appliquer

La façon dont Wilson est passé d’un joueur de quatrième trio, responsable défensivement et redoutable le long des rampes à un joueur d’impact sur qui l’on peut se fier dans n’importe quelle situation est tout à son honneur, selon Spencer Carbery, l’entraîneur-chef des Capitals.

«C’est un gars qui a travaillé extrêmement fort pour développer tous les aspects de son jeu. Il ne s’est pas contenté de demeurer le joueur qu’il était à son arrivée», a d’abord indiqué Carbery.

«Pendant 10 ans, il a joué avec certains des meilleurs joueurs offensifs de l’histoire: Nicklas Backstrom, T. J. Oshie, Alex Ovechkin. Il les a regardés attentivement pour amener à son jeu et développer des détails qui ont fait le succès de chacun d’eux», a-t-il poursuivi.

Aujourd’hui, 12 ans après ses premiers pas dans le circuit Bettman, Wilson est l’attaquant le plus utilisé chez les Caps.

En moyenne, il passe 2 min 07 sur la glace en infériorité numérique (deuxième, derrière Nic Dowd) et tout près de trois minutes en supériorité numérique (seuls Ovechkin et Strome font mieux).

Le train qui siffle

Tout ça en étant le 12e joueur le plus puni de la LNH.

«Il fait tout, dans toutes les situations, et il est capable d’en prendre, a vanté Hendrix Lapierre. Je pense qu’il a beaucoup gagné en confiance au fil des ans. Il sait qu’il est capable de faire plus que simplement jouer physique. C’est un ancien choix de premier tour, donc c’est certain qu’il avait des habiletés.»

Des habiletés et un coup de patin au-dessus de la moyenne. Selon le site NHL Edge, il est l’un des patineurs dotés de la meilleure explosion. Ça veut dire que lorsqu’il décolle, ça passe aux toasts.

«Tu ne veux pas être sur les rails du chemin de fer quand le train passe», a lancé Beauvillier, dans un éclat de rire.

On comprend mieux pourquoi Doug Armstrong lui a fait une place sur l’équipe qui représentera le Canada, dans quelques semaines, lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina.

En terre italienne, Wilson pourrait de nouveau surprendre bien du monde à l’extérieur de son vestiaire habituel.

«Je ne serais pas surpris qu’il grimpe les échelons après avoir commencé le tournoi sur le quatrième trio, a soutenu Lapierre. Il va jouer avec de bons joueurs, il va être en mesure de leur créer de l’espace et, en plus, il a une touche de marqueur.»

Sur une petite patinoire, en plus. Un environnement propice pour augmenter ses chances de succès dans tous les aspects de son jeu.

Publicité
Publicité