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Pourquoi la vitamine D est-elle l'ordonnance la plus remboursée par la RAMQ?

Les coûts pour les suppléments de vitamine D ont presque doublé en seulement quatre ans

Les comprimés de cholécalciférol, des suppléments de vitamine D, sont les médicaments les plus remboursés par la RAMQ en 2025, avec plus d'un million d'ordonnances.
Les comprimés de cholécalciférol, des suppléments de vitamine D, sont les médicaments les plus remboursés par la RAMQ en 2025, avec plus d'un million d'ordonnances. Photo Hugo Duchaine
Photo portrait de Hugo Duchaine

Hugo Duchaine

2026-03-07T05:00:00Z

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Les Québécois sont plus nombreux que jamais à prendre des suppléments de vitamine D, pour renforcer leurs os, une ruée qui n’est pas près de s’estomper avec le vieillissement de la population.

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« Les Québécois sont une population plus à risque de manquer de vitamine D », lance d’emblée la gériatre Sandrine Couture, spécialisée en ostéoporose à l’Hôpital St. Mary de Montréal.

Les suppléments de vitamine D trônent au sommet des médicaments les plus remboursés par la Régie de l’assurance-maladie (RAMQ) en 2025, selon des données obtenues par Le Journal. Plus d’un million d’ordonnances ont coûté environ 43,5 millions $.

L’augmentation est fulgurante depuis seulement quatre ans, alors que les coûts ont presque doublé. Un peu moins de 700 000 ordonnances avaient coûté 22 millions $ à la RAMQ en 2021.

« C’est énorme »

« C’est énorme, s’étonne le gériatre David Lussier. L’indication principale [de ces suppléments], c’est vraiment l’ostéoporose. Puisqu’il y a plus de femmes âgées et qu’elles sont aussi plus à risque, c’est tout à fait plausible que ce soit lié au vieillissement de la population. »

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La vitamine D aide le corps à absorber le calcium, qui à son tour fortifie les os.

La Dre Couture souligne que peu d’aliments contiennent de la vitamine D. Elle se retrouve principalement dans les poissons gras, comme le saumon ou les sardines, et dans les laits ou jus fortifiés.

La Dre Sandrine Couture est gériatre à l'Hôpital St. Mary à Montréal.
La Dre Sandrine Couture est gériatre à l'Hôpital St. Mary à Montréal. Photo Hugo Duchaine

L’exposition au soleil joue un rôle crucial pour synthétiser la vitamine D, mais les hivers entraînent des carences chez la plupart des Québécois.

« Avec tous les risques associés à l’exposition des rayons UV, comme les cancers de la peau, ce n’est pas recommandé de s’exposer au soleil sans protection dans le bénéfice d’acquérir de la vitamine D », précise toutefois la Dre Couture.

Les carences en vitamine D sont fréquentes dans sa pratique, poursuit-elle. Non seulement les personnes âgées vont moins sortir à l’extérieur, leur corps produit aussi moins efficacement de la vitamine D.

Dès 50 ans

D’ailleurs, Santé Canada recommande dès l’âge de 50 ans de prendre un supplément de 400 unités de vitamine, soit l’apport quotidien recommandé, et disponible en vente libre dans les pharmacies.

Mais le chercheur et gériatre Gustavo Duque souligne que même si les lacunes en vitamine D sont courantes chez les Québécois, ce n’est rien d’alarmant avant l’âge de 65 ans.

« C’est important pour la personne à risque de chutes et de fractures », dit-il, ajoutant que la vitamine D pourrait aussi aider l’équilibre et la force musculaire.

Or, trop de vitamine D cause l’effet inverse, comme des faiblesses et des étourdissements, prévient le Dr Duque.

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