Vaccin contre la COVID-19: Medicago passe à l’étude de phase III
Pierre-Paul Biron | Je Journal de Québec
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La biopharmaceutique de Québec Medicago a annoncé mardi matin le lancement de son étude clinique de phase III, dernier rempart avant d’éventuelles demandes d’homologation de son candidat-vaccin contre la COVID-19.
Medicago, qui travaille en partenariat avec la multinationale GSK, indique avoir reçu l’autorisation des autorités canadiennes et américaines pour «procéder au recrutement de volontaires adultes en bonne santé pour la phase III».
«Cela nous rapproche de la livraison d'un important nouveau vaccin contre la COVID-19 et nous permet de contribuer à la lutte mondiale contre la pandémie, de concert avec notre partenaire GSK», a déclaré Takashi Nagao, président et chef de la direction de Medicago.
En parallèle à cette phase III, Medicago a aussi annoncé mardi travailler sur une étude de faisabilité de son candidat-vaccin contre les nouveaux variants de la COVID-19.
Enjeu de recrutement
Le recrutement sera un enjeu alors que 30 000 personnes sont recherchées pour faire partie de cette étude clinique. Cette phase III se met en branle au moment où de plus en plus de gens reçoivent d’autres vaccins déjà homologués un peu partout sur la planète.
À la fin janvier, la directrice des affaires scientifiques et médicales chez Medicago Nathalie Charland indiquait au Journal que l’entreprise lorgnait vers l’Amérique du Sud, la Grande-Bretagne ou d’autres pays européens.
Dans le communiqué publié mardi, l’entreprise indique que l’essai sera mené dans 10 pays, «sous réserve de l’approbation des organismes de réglementation». L’étude débutera d’abord au Canada et aux États-Unis.
Les Américains ont également octroyé la désignation «Fast Track» au vaccin Medicago. Cette permission de la Food and Drug Administration (FDA) permet «d’accélérer la mise au point et l’examen de nouveaux médicaments et vaccins».
Quant aux essais de phase II, les résultats devraient être connus quelque part en avril 2021. Medicago et GSK avaient pris la décision l’an dernier de chevaucher les deux phases pour accélérer le déploiement de son candidat-vaccin.