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Judo: une première médaille d’or pour le Canada!

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Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-07-29T15:01:15Z
2024-07-29T20:54:25Z

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PARIS | Il y a eu les médaillés Nicolas Gill, Antoine Valois-Fortier et Catherine Beauchemin-Pinard dans le passé et d’autres bons athlètes dans l’histoire du judo canadien, mais jamais personne ne s'était hissé sur la première marche du podium olympique.

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Christa Deguchi a écrit une page d’histoire, lundi à l’Aréna Champ-de-Mars, en remportant la médaille d’or chez les 57 kg. C’est dans la zone mixte que la vedette du jour a appris qu’elle venait de réaliser un exploit qui restera dans les annales canadiennes.

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Croyant initialement qu’elle était la première femme, mais qu’un homme avait aussi déjà réussi l’exploit, elle a eu droit à une bonne surprise.

«Je suis la numéro un, je suis la numéro un, a-t-elle lancé avec son plus beau sourire et une dose d’incrédulité quand les scribes présents lui ont confirmé son exploit. J’ai été chanceuse en gagnant mes deux derniers combats parce que mes adversaires ont écopé d’une troisième pénalité. Ce n’est pas la façon dont j’aurais voulu gagner et je dois améliorer mes attaques.»

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Avec deux médailles d’or au championnat mondial à son actif et une première place au classement international cette année, la judoka native du Japon mais qui possède aussi la nationalité canadienne en raison de son père comptait parmi les favorites, mais le plateau était fort relevé et rien n’était acquis.

Elle savoure sa revanche

Deguchi s’est imposée en prolongation en demi-finale contre la Française Sarah Leonie Cysique qui a écopé d’une troisième pénalité. Les partisans français ont copieusement hué cette décision de l’officiel. Même scénario en finale contre la Coréenne du Sud et championne du monde en titre Mimi Huh, qui a eu droit à l’appui des plus chauds partisans tricolores assis à notre droite.

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«C’est un combat revanche contre Mimi qui m’avait battue au dernier championnat mondial, a souligné celle qui arborait un œil au beurre noir, gracieuseté de son adversaire française. J’ai mieux fait, mais je ne suis pas satisfaite. L’important est d’avoir gagné. Je n’ai pas abandonné et c’est pourquoi j’ai été chanceuse.»

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Fierté canadienne

Même si elle s’entraîne au Japon et que ses passages récents au Canada n’ont été que pour visiter sa grand-mère paternelle à Winnipeg, Deguchi assure qu’elle est très fière de porter les couleurs canadiennes.

«Je suis fière de cette feuille d’érable sur mon kimono, a-t-elle raconté en pointant l’écusson canadien. Je suis fière que la feuille d’érable soit sur la plus haute marche du podium. Je souhaite retourner à Winnipeg et je dois vérifier avec mon père ses disponibilités. Il faisait très froid la dernière fois.»

Confortable sous les couleurs canadiennes

Après avoir vécu une certaine adaptation, Deguchi se dit pleinement à sa place. «En 2017, quand j’ai quitté l’équipe nationale japonaise pour me joindre au Canada, c’était un peu étrange, mais je suis maintenant confortable, a exprimé Deguchi, dont la sœur Kelly représente aussi le Canada à Paris. J’étais 4e ou 5e dans ma catégorie au Japon et j’avais besoin d’un changement. J’en ai discuté avec mon père et on s’est dit pourquoi pas. Le Canada est aussi mon pays.»

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En 2021, Deguchi souhaitait ardemment représenter le Canada aux Jeux de Tokyo, mais elle a été devancée par Jessica Klimkait, qui a remporté le bronze quelques mois plus tard dans la capitale nippone. Elle s’était inclinée en demi-finale face à la même Française que Deguchi a défaite. Chaque pays peut envoyer un maximum d’un athlète par catégorie.

«Ce fut difficile de ne pas me qualifier pour les Jeux de Tokyo, a-t-elle indiqué. J’étais très triste. Je n’ai pas regardé les Jeux et je ne savais pas à quoi m’attendre en arrivant à Paris. Ça fait seulement trois ans, mais ça me paraît beaucoup plus loin.»

La Française rebondit

En pleurs après sa défaite crève-cœur en demi-finale face à Deguchi, Cysique a rebondi de belle façon en disposant de la Géorgienne Eteri Liparteliani par ippon pour remporter le bronze et, par la même occasion, sa deuxième médaille olympique en carrière après l’argent de Tokyo.

Quand Cysique a projeté son adversaire pour la victoire, les partisans français se sont levés d’un bloc et ont scandé le prénom de leur favorite qui affichait son plus beau sourire après la cruelle déception vécue 30 minutes plus tôt.

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