Méconnaissable depuis un mois, le Canadien a été inspiré par Laine et Dobes


Jonathan Bernier
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Huit points sur une possibilité de 10. Quatre fuseaux horaires, quatre victoires. Un gain contre chacune des quatre équipes championnes de la coupe Stanley. Dans un voyage où on ne donnait pas cher de sa peau, le Canadien a frôlé la perfection.
Ce faisant, il ne se trouve plus qu’à un seul point du dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires dans l’Association de l’Est. Dire qu’au 1er décembre, le CH occupait le 31e et avant-dernier rang du classement général.
«Depuis un mois, j’ai une bonne idée de l’équipe que j’ai sous la main», a indiqué Martin St-Louis, au terme du match à Chicago, curieusement le seul que le Tricolore a perdu dans ce périple.

Un mois, ça coïncide avec le retour au jeu de Patrik Laine. Que s’est-il passé durant ce mois au cours duquel le Tricolore a maintenu un dossier de 10-5-0? On a demandé à nos amis de Sportlogiq.
Du volume et des buts
Au cours de ces 15 matchs, le Canadien a été beaucoup plus menaçant en attaque. Il n’avait pas connu une soirée de plus 30 tirs avant le 20 décembre, à Detroit. Voilà qu’il a franchi ce plateau quatre fois à ses huit dernières joutes.
Le Tricolore est également plus dangereux en contre-attaque, ce qui faisait défaut en début de saison. Là-dessus, on peut donner des mentions spéciales à Jake Evans, Joel Armia et Emil Heineman. Les trois membres d’un quatrième trio devenu drôlement efficace dernièrement. Ils ont marqué 15 buts au cours de cette période.
C’est plus que les trois membres de chacune des autres unités. Caufield, Suzuki et Slafkosvky ont combiné leurs efforts pour neuf buts. Newhook, Dach et Laine en ont inscrit 14 (dont les huit de Laine en supériorité numérique). Anderson, Dvorak et Gallagher ont fait bouger les cordages à cinq occasions.
Cela dit, le Tricolore a augmenté son nombre d’occasions de grande qualité et le nombre de ses buts attendus. Et ce, c’est sans compter les tirs de Laine lorsque décochés depuis le cercle gauche, en supériorité numérique.
Merci aux gardiens
Si on met surtout de l’avant les statistiques offensives des joueurs du Tricolore, c’est que, défensivement, ce n’est pas nécessairement mieux. Oui, le Canadien accorde beaucoup moins de buts (2,60 dans le dernier mois contre 3,83 auparavant).
Mais il le doit en grande partie à l’aplomb retrouvé de Samuel Montembeault et aux débuts fracassants de Jakub Dobes. La preuve en est le nombre de buts attendus contre dont la tangente n’a pas réellement changé (3,55 lors des 24 premiers matchs, 3,25 lors des 15 derniers).
Montembeault a sauvé 7,06 buts depuis le 3 décembre, ce qui lui confère le sixième rang du circuit au cours de cette période. On rappelle qu’il a amorcé 10 matchs consécutifs. Une séquence pour le moins éreintante.
Quant à Dobes, il affiche une moyenne de 1,94 but sauvé par tranche de 60 minutes en deux départs. Il vient au premier rang parmi les gardiens avec un minimum de deux départs depuis le 3 décembre.
La carrière du Tchèque de 23 ans est encore au stade embryonnaire. Mais jusqu’à présent, il s’est montré très convaincant.
Maintenant, si le Canadien peut rester en santé et améliorer son jeu défensif, ça pourrait donner lieu à des résultats surprenants.