McLeod Bethel-Thompson : 36 ans, une 12e équipe et toujours passionné

Philippe Asselin
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MONTRÉAL – McLeod Bethel-Thompson débarque chez les Alouettes fort d’une expérience de plus de deux décennies dans le monde du football professionnel.
Et c’est Davis Alexander qui en profitera le plus, foi du nouveau venu!
«Je n’ai jamais côtoyé un quart-arrière qui pouvait lancer le ballon plus que moi, et ce, des deux côtés de la frontière. J’ai été avec Tom Brady, Colin Kaepernick et énormément de bons quarts-arrière. J’ai appris plein de choses avec les années. J’ai l’intention de partager tout ça avec Davis, chacune de mes expériences, de mes erreurs et de mes réussites», a affirmé Bethel-Thompson mercredi, lors de son point de presse d’introduction.
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Celui qui a œuvré dans cinq ligues (LCF, NFL, AFL, UFL et USFL) et pour 11 équipes depuis 2011 a déjà pris contact avec l’homme qui a récemment été identifié comme le futur de l’organisation montréalaise.
«Je lui ai dit que j’étais là pour l’aider. Nous devons maintenant apprendre à nous connaître. Les grandes équipes ont une bonne chimie sur et à l’extérieur du terrain. Je veux apprendre ce qu’il aime manger, ce qui le fait rire, ce qui le rend triste ou heureux», a-t-il souligné, en ajoutant que les deux quarts avaient prévu se rencontrer en personne avant le début du prochain camp d’entraînement.
Encore du gaz dans le réservoir
Même s’il a 36 ans et un C.V. bien garni, Bethel-Thompson a encore le feu sacré. Il se voit d’ailleurs encore jouer pour plusieurs années.
«Je suis en grande forme et je lance mieux le ballon que jamais. Il me reste encore trop de gaz dans mon réservoir», a-t-il soutenu.
Alors, pourquoi accepter un poste de réserviste en signant un contrat d’un an avec Alouettes? Acquis des Elks d’Edmonton en retour de Cody Fajardo en décembre, Bethel-Thompson aurait pu devenir joueur autonome en février et choisir de se joindre à une formation où il se serait battu pour le poste de partant.
«Montréal m’a choisi en effectuant une transaction. C’est quelque chose que j’apprécie.»
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«La culture qu’a construite coach Maas est élite! C’est une opportunité bien spéciale de se joindre à une culture gagnante, à un bon groupe de footballeurs et à une fraternité qui gagne des matchs en s’amusant.»
«Quand tu signes un contrat, tu fais partie d’une équipe. Il n’y a plus de “je”, mais plutôt un “nous”», a ajouté Bethel-Thompson.
En français
L’unicité de Montréal semble aussi avoir séduit le pivot, qui s’est souvent émerveillé en marchant dans la ville quand il y était de passage avec une équipe rivale.
Bethel-Thompson a fait l’effort d’amorcer son point de presse en français, en enchaînant dans sa langue qu’il en était seulement à sa deuxième journée sur Duolingo [une application pour apprendre une nouvelle langue].
«Quand tu joins une organisation, c’est très important d’apprendre la culture», a-t-il dit avant de faire l’éloge de la LCF et des villes qui la composent.
«J’ai hâte d’apprendre le français au meilleur de mes capacités. Je risque d’être assez mauvais, mais je vais m’améliorer. Quand tu te joins à une équipe, tu dois être capable de comprendre son histoire pour être en mesure d’en faire partie et d’être la meilleure version de toi-même.»