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McLaren dans la bataille en F1: bon pour la compétition... et le spectacle

MEGA/WENN
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-06-10T14:51:23Z

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S’il y en a un qui salue le retour des grandes écuries pour lui chauffer les fesses, c’est bien Max Verstappen. L’an passé, il a roulé seul devant à 19 des 22 courses en dominant aussi outrageusement en 2022.

«C’est définitivement plus stimulant. Les défis sont plus nombreux quand la course est excitante comme celle-ci, a évoqué le triple champion du monde en titre après sa victoire dans une course chaotique au circuit Gilles-Villeneuve.

«On est plus sur le bout de nos orteils, a-t-il ajouté en saluant l’apport de son écurie qui a veillé aux moindres petits points et avec le calme pour signer cette troisième victoire de suite à Montréal. Tous les détails importent dans ces moments.»

Getty Images via AFP
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Selon le grand patron chez McLaren, Zak Brown, Norris démontre un talent brut plus avancé que Verstappen. Il prêche évidemment pour sa paroisse, mais l’homme qui gravite dans l’univers de la course automobile sait ne pas parler à travers son chapeau pour piquer l’adversaire au vif.

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«Quand on pense au talent brut, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi rapide que Lando. Je suis persuadé que Max est aussi rapide, mais on ne saura jamais à moins de les voir dans la même voiture», avait-il dit au magazine Racing News en mai.

Il avait par ailleurs ajouté qu’une lutte entre les deux pilotes «finirait en pleurs».

Repousser les limites

Le directeur général de McLaren Racing estime que son écurie réussit à se tailler une place parmi les meilleurs constructeurs en raison de la volonté de ses pilotes à faire progresser la voiture. Ceux-ci poussent aussi la machine au maximum afin d’amasser les points.

C’est d’ailleurs ce qu’en croit Oscar Piastri. Il a tout fait en son pouvoir pour ajouter de précieux points au tableau à Montréal. Il aurait préféré les 15 points d’une troisième place plutôt que les 10 du cinquième rang.

«Mais c’est un solide résultat pour l’équipe. On cherche toujours la perfection», a-t-il souligné après le Grand Prix. Son directeur Andrea Stella est par ailleurs impressionné par sa progression et sa capacité à performer au plus haut niveau constamment. Il a pointé sa bonne dynamique avec l’équipe et avec les ingénieurs afin de perfectionner la voiture.

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Féroce lutte à l’horizon

En quittant la métropole où elles ont engrangé 28 points, les bagnoles orangées britanniques grossissent dans les rétros des italiennes rouges. McLaren n’est plus qu’à 40 points de Ferrari au classement.

«Le plateau est plus serré et la compétition plus féroce, a noté Stella dans son bilan du week-end. C’était important que Lando roule devant durant le Grand Prix, car c’est le message clé avec lequel nous repartons. McLaren est compétitif, capable de monter sur le podium et rivaliser pour la victoire dans différentes conditions.

«On doit continuer à améliorer notre voiture et nos opérations, a-t-il ajouté. Ainsi, nous pourrons constamment rouler en tête.»

Attention, donc, aux monoplaces McLaren d’ici la fin de la saison. Elles sont là pour pimenter le spectacle et livrer une chaude lutte. Personne ne s’en plaindra, car le Grand Prix du Canada fut excitant à souhait, tant pour les pilotes que pour les amateurs. Aucun ennui et impossible de piquer un roupillon.

«Il y a plus de monde dans la lutte avec les Ferrari, les Mercedes et nous. C’est excitant et ce sera intense», a lancé Norris.

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Ce sont les paroles d’un récent vainqueur qui a appris à gagner et salive déjà à l’idée de retourner sur la plus haute marche du podium.

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