McDavid deviendra le premier homme de 20 M$ dans la LNH

Marc de Foy
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Il est d’ores et déjà assuré que Connor McDavid deviendra le premier joueur de hockey à toucher au moins 20 millions par année. Cet énoncé se veut une simple formalité à l’annonce de la prolongation de contrat accordée à son coéquipier Leon Draisaitl.
La valeur de l’entente consentie à l’attaquant d’origine allemande s’élève à 112 millions répartis sur une période de huit ans. À compter de l’automne 2025, Draisaitl devancera McDavid à titre de premier salarié des Oilers d’Edmonton avec un salaire moyen de 14 millions.
Avant de continuer, notons que pour les besoins de l’exercice, les chiffres mentionnés dans cette chronique sont les salaires réels et non les salaires applicables sur la masse salariale.
À l’automne 2026, McDavid, dont le présent contrat est encore valide pour deux ans, héritera d’un pacte qui en fera le plus haut salarié de l’histoire de la Ligue nationale. Au bas mot, il touchera 20 millions en billets verts de l’Oncle Sam.
Vivre avec la réalité
Ainsi va la vie dans la LNH et dans l’univers du sport professionnel.
Non mais faut-il avoir du cash pour verser ces montants faramineux à des artistes de la rondelle, du ballon, de la balle et de tout ce que vous voulez.
Daryl Katz, l’homme qui signe les chèques chez les Oilers, a un compte de banque bien rempli. Sa fortune personnelle est évaluée à cinq milliards de dollars, et encore. Ce n’est rien comparativement aux fortunes du Bernard Arnault (233 milliards), Elon Musk (195 milliards) et Jeff Bezos (194 milliards).
Heureux soient-ils!
Cela dit, il ne sert à rien de critiquer les salaires versés aux athlètes. C’est comme ça. Personne ne met un fusil sur la tête des propriétaires. Elle est terminée depuis longtemps l’époque où on disait que la poule aux œufs d’or finirait par exploser. Au contraire, la valeur des équipes ne cesse d’augmenter.
Celle du Canadien atteint 2,27 milliards US.
Un beau profit en perspective pour Geoff Molson et ses associés, lorsqu’ils mettront une pancarte à vendre devant le Centre Bell. On dit qu’ils avaient allongé un chèque de 575 millions américains à l’ordre de George Gillett, en 2009.
Gretzky et Messier vendus
S’il est vrai que la faiblesse de notre huard désavantage les équipes canadiennes, celles-ci n’en perçoivent pas moins des revenus appréciables.
Entre 1988 et 1991, l’ancien propriétaire des Oilers, Peter Pocklington, en mal de liquidités, avait échangé Wayne Gretzky aux Kings de Los Angeles et Mark Messier aux Rangers de New York. Même s’il s’était refait financièrement, Pocklington aurait été incapable de payer ses deux joueurs vedettes.
S’en sont suivies des années sombres pour la dynastie que formaient les Oilers dans la deuxième moitié des années 1980. Pocklington a étudié la possibilité de déménager son équipe au Minnesota après le départ des North Stars pour Dallas, en 1994, et il est venu près de la vendre à un groupe de Houston, en 1998.
Matthews et MacKinnon en tête
Pour revenir à Draisaitl, il ne sera pas le plus haut salarié de la LNH lors de l’entrée en vigueur de sa prolongation de contrat l’an prochain.
La palme reviendra à Nathan MacKinnon qui empochera 16,05 M$. Le joueur de centre de l’Avalanche du Colorado vient deuxième cette saison derrière Auston Matthews, nouveau capitaine des Maple Leafs de Toronto, dont le salaire baissera de 16,7 millions à 15,2 millions l’an prochain.
Quant à McDavid, les 10 millions qu’il gagnera cette saison le place au 38e rang dans la LNH, sur un pied d’égalité avec 12 autres joueurs, incluant Nick Suzuki.
Des peanuts!