McDavid à Edmonton: ça sent la fin

Jean-Charles Lajoie
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Les Oilers d’Edmonton pourraient subir l’affront d’une deuxième défaite de suite en finale de la Coupe Stanley face aux Panthers de la Floride. Une troisième faillite en étape ultime en moins de 20 ans après le revers face aux Hurricanes de la Caroline en 2006.
Certaines franchises de la ligue seraient honorées de perdre trois fois en 19 ans en grande finale. Mais, dans cette riche tradition d’Edmonton, au cœur de l’ouest canadien, ça me semble plus difficile à avaler.
Advenant un revers face aux Panthers, est-ce qu’on aura vu Connor McDavid dans l’uniforme des Oilers pour la dernière fois?
Ce qui se passe actuellement à Toronto entre les Maple Leafs et Mitch Marner va certainement faire école. Tout indique que le productif attaquant a joué son dernier match dans la Ville Reine. Marner a annulé un de ses propres événements caritatifs à Toronto qui devait avoir lieu en juillet.
Et les Leafs n’auront absolument rien obtenu au change. Rendu-là, c’est presque un crime contre l’organisation, perpétré de l’intérieur. Les Oilers ne peuvent absolument pas demeurer insensibles à cette tournure des événements catastrophique à Toronto dans le dossier Marner.
À cet effet, McDavid pourrait tester le marché des joueurs autonomes sans compensation le 1er juillet 2026. Si le clan de la superstar soumet aux Oilers une intention de tester le marché à l’issue de la prochaine campagne, ou même si le souhait de McDavid est d’honorer son entente contractuelle et de voir après la prochaine saison de quoi il en retourne, les dirigeants de la capitale albertaine doivent voir venir l’abîme et comprendre que tous les drapeaux sont au rouge.
Il leur faudra demander au clan de McDavid une liste de trois, idéalement cinq équipes auxquelles il accepterait d’être échangé. Ils doivent également obtenir de McDavid une intention ferme de s’entendre sur les termes d’un nouveau contrat de très longue durée avec l’équipe avec laquelle ils auront négocié ladite transaction.
Ça fait beaucoup de perspective pour le seul scénario envisageable qui serait positif pour les Oilers, outre celui de parvenir à convaincre le meilleur joueur de sa génération de demeurer à Edmonton pour une autre entente à long terme.
Il a beau jeu de dire aux Oilers qu’il désire vivre autre chose à l’aube de la trentaine, la Ligue nationale en rêve à n’en point douter. Et les grands marchés pensent la même chose.
Après tout, Wayne Gretzky a déjà quitté les Oilers pour aller vendre le hockey en Californie à Los Angeles. Et encore, nous étions encore loin du plafond salarial et des ententes de partage d’aujourd’hui.
McDavid, j’en suis convaincu, poursuivra sa carrière ailleurs. Je pense que, par respect pour les Oilers, il doit collaborer avec eux afin de leur permettre de ne pas tout perdre au change.
S’il fallait que le Canada perdre et Marner et McDavid au marché des joueurs autonomes en un an, alors il faudrait convenir que notre nation ne fera plus jamais de sandwichs pour tout le monde.
C’est quand même renversant. Depuis quelques mois, je vous dis que la tempête gronde à Pittsburgh et qu’elle va fort probablement emporter Sidney Crosby qui représente la plus belle valeur dans une transaction afin de permettre aux Penguins de rebondir avant 2030 dans les classements.
On dirait que tout le monde se rend finalement à l’évidence. Kyle Dubas a annoncé ses couleurs en nommant un coach en chef digne du plus faible intérim, de quoi «aider» l’empereur «Sid the kid» à prendre sa décision.
Morale de l’histoire, on verra peut-être les deux plus grands joueurs de leur génération changer d’adresse dans le même été.