Maxime Denommée se produira pour la première fois à Paris
Marie-Claude Doyle
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Tantôt metteur en scène de la pièce À partir de là, à voir ces jours-ci à La Licorne, tantôt sur les planches à jouer les méchants dans Dracula - Un nouveau règne du mal ou dans Le Comte de Monte-Cristo, Maxime Denommée enchaîne les projets. Cerise sur le gâteau, il se produira pour la première fois à Paris, cet automne, pour son plus grand bonheur.
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La pièce À partir de là, de l’auteur catalan Joan Yago, présentée jusqu’au 10 avril à La Licorne, aborde un sujet rarement porté sur scène : celui des adolescents proches aidants. C’est cette réalité qui a incité Maxime Denommée à faire la mise en scène de cette histoire, dans laquelle un jeune homme de 16 ans raconte la nuit où il a dû se rendre au chevet de son père. « L’auteur part d’un questionnement commun, à savoir : comment ça se fait qu’on parle si peu d’une chose qui nous concerne tous ? Ce que je trouve intéressant dans la pièce, c’est que le personnage nous partage des réflexions qu’on garde pour nous habituellement. Comme celle de souhaiter un certain répit, après plusieurs années sans que les choses s’améliorent. Ce n’est pas une qualité de vie, ni pour la personne malade ni pour ses proches. Ça prend du courage pour arriver à nommer ça. »
Un double défi
Dès l’audition, il a su que le jeune Félix-Antoine Bénard, que l’on peut voir au petit écran dans Indomptables, était l’acteur qu’il lui fallait pour donner vie à ce solo. « Quand je l’ai vu, j’ai trouvé un acteur capable d’incarner cette humanité-là. Ce n’est pas facile de faire un solo de 48 pages. C’est énorme comme défi, mais j’ai senti qu’on avait l’interprète idéal pour y arriver. Je l’avais vu dans T-REX, une série de Télé-Québec que j’avais adorée. » Sur scène, l’absence de décor est volontaire afin de laisser toute la place au personnage. « C’est comme un conte. Juste sa présence sur scène nous fait tout voir. C’est un double défi pour Félix-Antoine, qui ne devait pas juste apprendre une quarantaine de pages, mais aussi évoquer tout ce qu’il voyait et tout ce qui se passait. C’est beau de le voir aller. Ce qui est drôle, c’est que quand j’avais son âge, je suis passé par là en faisant le monologue dans Howie le Rookie et aujourd’hui, j’ai l’âge de son père dans l’histoire », dit-il.
Pour le metteur en scène, il n’y a rien de plus satisfaisant que de transmettre ses connaissances à des plus jeunes. Il le fait depuis sept ans au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, dont il est lui-même ressorti, diplôme en main, en 1998. « C’est vraiment ce qui m’allume le plus. C’est comme un laboratoire où je continue d’apprendre avec eux. Je le vois comme un échange. »
Une certaine dissociation parentale
Il montera à son tour sur les planches prochainement dans Dracula - Un nouveau règne du mal au Théâtre Denise-Pelletier, pour jouer David Rand, dit Dracula. Cette adaptation contemporaine de l’œuvre de Bram Stoker s’intéresse à l’intelligence artificielle, à la quête de l’immortalité et à notre dépendance aux technologies. Même s’il n’est pas sur les réseaux sociaux, l’acteur avoue être, comme plusieurs d’entre nous, très attaché à son cellulaire. « C’est fou à quel point c’est sournois, les écrans. C’est la maladie du siècle et j’ai des jeunes, alors ça me préoccupe aussi. Il ne faut pas rejeter le progrès, mais en même temps, il faut faire attention. » Ses deux fils, âgés de 20 et 22 ans, s’orientent vers l’administration et les finances. « Je trouve ça normal qu’ils ne veuillent pas faire la même chose que moi. C’est peut-être ce que j’ai vécu avec mon père. On était sur une ferme et quand j’ai décidé de partir pour étudier en théâtre à Montréal, il était bien content pour moi. L’important est de trouver quelque chose qui nous accroche. Et c’est aussi normal qu’ils veuillent se dissocier de ce que leurs parents font. »
Jouer à Paris
Cet été, il campera le méchant procureur Gérard de Villefort dans Le Comte de Monte-Cristo, et il reprendra à l’automne la pièce La cathédrale engloutie au Théâtre de Quat’Sous, où il l’a jouée en novembre 2025. Il ira également la présenter à Paris en novembre prochain. Ce sera la première fois qu’il ira jouer dans la Ville Lumière. « J’ai déjà eu des occasions de le faire, mais j’avais décliné parce que j’aurais été parti trop longtemps. Mais là, c’est deux ou trois semaines, alors je peux me le permettre dans mon horaire. J’ai bien hâte. »
À partir de là est présentée jusqu’au 10 avril, à La Licorne.
Dracula - Un nouveau règne du mal est à voir du 17 mars au 14 avril, au Théâtre Denise-Pelletier.
Pour connaître les dates de la tournée Le Comte de Monte-Cristo: agentsdoubles.ca
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