Maxence Parrot: retour à la maison en douceur

Mathieu Boulay
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La poussière retombe tranquillement pour Maxence Parrot, qui a remporté deux médailles, dont une d’or, aux Jeux de Pékin. Comme le planchiste le dit bien: il est encore sur son petit nuage.
Depuis son retour au Québec mercredi dernier, il a pris soin de célébrer ses exploits avec sa famille. Les festivités ont été lancées avec un brunch avec ses grands-parents et ses proches dimanche dernier.
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«On a pu célébrer un peu, mais pas assez à mon goût, a mentionné Maxence Parrot lors d’un point de presse. Je n’ai pas encore de grosses nuits de sommeil en raison du décalage horaire. Mes journées sont assez complètes.»
Parmi les convives au brunch, il y avait son préparateur physique Yves Mailhot. On se souvient que Parrot lui avait promis de boire une bouteille de champagne en sa compagnie s’il remportait une médaille d’or en Chine.
«On va l’ouvrir bientôt, a promis le double médaillé olympique de Pékin. Yves a été là depuis le début. Il a vécu tous les hauts et les bas de ma carrière et de ma vie personnelle avec moi.
«Ce n’est pas seulement un entraîneur. C’est un ami. Ce n’est pas une personne qui travaille pour un chèque de paye. Il le fait avec son cœur. De pouvoir célébrer avec lui, c’est vraiment génial. J’ai gagné cette médaille d’or aussi grâce à lui.»
Succession de rêves
Depuis le début de sa carrière, Parrot a gagné des médailles d’or aux X-Games et aux Jeux olympiques. Est-ce que l’athlète de 27 ans a encore des choses à prouver ?
«J’ai surpassé mon rêve de départ par des centaines d’étages de hauteur, a indiqué Parrot. Mon rêve à 16 ans était de devenir professionnel de planche à neige. Deux ans plus tard, j’ai gagné une médaille d’or aux X-Games. Je ne me voyais pas aller aux Jeux olympiques.
«Puis, j’ai commencé à faire des manœuvres qui n’avaient jamais été faites auparavant. C’était mon troisième rêve. Le rêve olympique arrive, j’ai gagné l’or. Il faut toujours continuer à pousser et à avoir des buts dans la vie. C’est avec cela que je carbure.»
La majorité des athlètes est en mesure de réussir des sauts de type 1800. Est-ce que Parrot croit que les manœuvres ont atteint leurs limites ? Pas vraiment.
«La finale du big air [grand saut] a été l’une plus grosses de l’histoire de notre sport. En étant au sommet, je sais déjà ce qui est possible et ce que je peux faire de plus dans le futur. Je suis convaincu que le sport n’a pas encore atteint sa limite.»
Une lettre de Calvillo
Anthony Calvillo et Patrice Bernier étaient dans la salle pour la conférence de presse. Les deux anciens athlètes ont discuté et pris quelques photos en compagnie de Parrot.
La femme de Calvillo, Alexia, a déjà été atteinte d’un lymphome comme le planchiste en 2007. L’ancien quart des Alouettes a aussi été aux prises avec un cancer de la glande thyroïde en 2010.
«Lorsqu’on a appris que Max avait un cancer, on lui a envoyé une lettre d’encouragement, a raconté Calvillo. Lorsqu’Alexia est tombée malade, on a reçu des lettres de partout au Canada de personnes qui ont été touchées par le cancer.
«Lors des jours plus difficiles, elle lisait ces lettres pour se donner de l’espoir et de l’énergie. C’est pour cette raison qu’on lui a envoyé ce message. Max est un athlète inspirant avec tout ce qu’il a réalisé.»