Mavrik Bourque au cœur d’une des plus grandes intrigues de la saison morte


Nicolas Cloutier
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Qui aura le culot de soumettre une offre hostile à Mavrik Bourque ? Personne n’a le droit d’en parler, mais vous pouvez être sûr d’une chose, le dossier du Québécois suscite pas mal d’intrigue dans l’antichambre de la Ligue nationale de hockey.
En coulisses, aucune langue ne se délie. Les agents et les équipes sont de plus en plus prudents vis-à-vis les règlements de maraudage.
Les intervenants ont beau garder le silence, la réalité est évidente. Les Stars auront environ 10 millions $ de lousses. Il faudra en donner une douzaine par année à Jason Robertson.
Déjà, ils défonceraient.
Bourque, 24 ans, vient de marquer 20 buts à Dallas sans le premier avantage numérique. Comme il s’est contenté d’un contrat d’un an l’été passé, il voudra de la stabilité.
Quatre ans, 5 millions $ par année ? Pas exagéré du tout avec l’explosion du plafond salarial.
Mais les Stars n’ont pas cet argent.
Et ce n’est pas la faute de Bourque s’ils n’ont pas l’argent.
Parlons de K’Andre Miller
Vous savez ce qui s’est passé avec K’Andre Miller le 1er juillet 2025 ?
Les Hurricanes étaient prêts à lui envoyer une offre hostile.
Avant d’en arriver là, le DG des Rangers, Chris Drury, a bouclé une transaction avec son homologue Eric Tulsky.
L’offre hostile ne se matérialise presque jamais. Mais elle rôde autour et elle te fait peur. Comme le monstre en dessous de votre lit.
Pour Bourque, l’offre hostile doit arriver entre le 1er juillet et le 5 juillet, 17 h. Parce qu’il peut demander l’arbitrage.
Les Stars auraient donc le temps de mettre la maison en ordre après avoir égalé une offre.
Souvent, les offres hostiles sont soumises à des joueurs sans droits d’arbitrage. Elles sont envoyées au mois d’août quand l’équipe visée a déjà dépensé son argent. Elle se retrouve mal prise à l’aube du camp d’entraînement.
C’est ce que les Blues avaient fait pour arracher Philip Broberg et Dylan Holloway aux Oilers.
On ne croit pas à l’offre hostile en tant que telle pour Bourque.
Mais à sa menace ? Oui.
Le mandat
Bourque est un joueur de centre. C’est extrêmement important.
Ce joueur était déjà une denrée rare. Encore plus cette année.
Il n’y a pratiquement aucune option à cette position sur le marché des joueurs autonomes sans compensation.
Avec le plafond qui grimpe, les équipes gardent jalousement leurs joueurs de centre. Elles peuvent les payer.
Les propriétaires ont donné à plusieurs dirigeants le mandat suivant : trouvez-moi du renfort de n’importe quelle façon, sans sacrifier nos meilleurs espoirs.
Bonne chance ! Raison de plus pour être audacieux.
En vrac
Le rêve Hischier
Nico Hischier serait un deuxième centre parfait pour le Canadien. Ce serait presque trop beau pour être vrai.
Ne tirez pas sur le messager, mais en ce moment, deux sources pensent que c’est improbable. Évidemment, ça peut changer vite.
Hischier voudrait rester au New Jersey. Et si les négociations n’aboutissent pas, il n’y a pas seulement Montréal qui aura besoin d’un centre.
Vous me direz que le Suisse a une clause de non-échange partielle. Pas complète, comme Dylan Larkin.
Mais Hischier a un contrôle sur sa destination pour la simple et bonne raison qu’il a une meilleure valeur avec une prolongation de contrat.
Il y a une inconnue dans l’équation : Kent Hughes. Il peut être très convaincant. Si l’agent de Hischier obtient la permission de parler à d’autres équipes (un gros si), le DG du CH pourrait amadouer la copie européenne de Nick Suzuki.
Comment fait-on un échange ?
Dans une chronique parue après la date limite, j’avais titillé votre intérêt avec un jeune attaquant mystère dans un échange presque complété par le CH. Quelques heures plus tard, le chat sortait du sac. Le chat étant Matthew Knies.
Qu’est-ce qui aurait fait avorter l’échange ? Disons que plusieurs personnes se demandent pourquoi les Maple Leafs ont mis autant de temps à envoyer le courriel à la ligue.
Deux ex-dirigeants de la LNH m’ont confirmé la procédure d’une transaction effectuée à la date limite.
Un courriel doit être envoyé à la LNH avant l’heure de tombée. Il contient tous les éléments de la transaction.
N’importe laquelle des deux équipes peut envoyer le courriel. Souvent, l’autre club répond ensuite à la chaîne en indiquant qu’il approuve les termes mentionnés.
De ce que je comprends, l’important est que le premier courriel soit acheminé à temps. L’échange est alors dans la file et il est confirmé par la suite lors d’une conférence téléphonique entre la Ligue et les représentants des deux équipes.
Le hic, c’est que le courriel, ce sont les Leafs qui devaient l’envoyer. Et il a été envoyé trop tard pour je ne sais quelle raison.
Il n’y avait plus aucun recours possible pour sauver l’échange. Il n’était pas dans la file avant 15 h.
Depuis, Brad Treliving a été congédié. Autant dire que la transaction est perdue dans l’éther.