Il est «urgent» de repenser la mobilité régionale d’après la Chambre de commerce de Lévis (CCL), qui se sent «prise en otage» vu l’état inquiétant du pont Pierre-Laporte, seul pont permettant le transport de marchandises dans la région.
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«On en parle depuis trop longtemps, on le voyait venir. On a besoin d’un lien dans l’Est, peu importe le projet, qui assure une fluidité de la circulation et qui jouerait le rôle de filet de sécurité», tranche Marie-Josée Morency, directrice générale de la CCL.
Pour elle, le rapport accablant d’ingénieurs du ministère des Transports du Québec (MTQ) sur l’état préoccupant des suspentes du pont Pierre-Laporte révélé mercredi par Radio-Canada n’est qu’une preuve de plus de la nécessité d’un troisième lien entre les deux rives.
«D’ici là, quand des situations comme celle-là arrivent, on est pris en otage parce qu’on n’a aucun plan B», poursuit-elle, soulignant la désuétude du pont de Québec et l’impact mineur du traversier.
Un plan de match
Selon un ingénieur contacté par la société d’État, il faudrait commencer tout de suite à changer les 160 suspentes du pont Pierre-Laporte pour éviter de perdre le contrôle et de devoir fermer la structure pendant des semaines. Or, le MTQ prévoit le faire d’ici 5 à 15 ans.
«Si le pont devait fermer durant quelques semaines, ça aurait des impacts catastrophiques. Notamment pour le transport des marchandises, mais aussi pour toute l’industrie touristique, qui est déjà à terre», déplore Mme Morency.
La CCL implore le gouvernement du Québec d’entamer ces travaux le plus rapidement possible pour éviter le pire. Mais, pour ce faire, elle souhaite obtenir un échéancier clair et précis des travaux.
«C’est ce qui nous avait sauvé l’été dernier lors des chantiers sur le pont Pierre-Laporte. Les entreprises étaient prêtes et ont fait preuve d’originalité pour s’assurer du maintien de leurs opérations», explique la directrice générale de la CCL.
Problème d’attractivité
Néanmoins, il demeure «urgent» de repenser la mobilité régionale, d’après Marie-Josée Morency, qui estime que les problèmes récurrents liés aux deux ponts nuisent à la rétention de la main-d’œuvre dans la région.
«Ça devient lourd pour tous ceux qui doivent traverser le fleuve pour travailler, d’un bord comme de l’autre. C’est loin d’être bon pour l’attractivité, surtout en période de pénurie», conclut-elle.
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