Mauvais début de saison du Canadien en 2024-2025: Martin St-Louis prend le blâme

Jonathan Bernier
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Si le Canadien a été en mesure de se faufiler jusque dans les séries éliminatoires l’an dernier, il le doit à sa splendide poussée de fin de saison. Cette participation surprise a fait oublier à quel point le Tricolore en a arraché dans la première moitié du calendrier.
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Tellement que, les 14 et 15 novembre, la formation montréalaise occupait le 32e et dernier rang du circuit Bettman. Il a fallu attendre le 17 décembre avant de le voir sortir, pour de bon, de la cave de l’Association de l’Est.
Rencontré en lever de rideau du camp d’entraînement, Martin St-Louis s’est candidement pointé du doigt pour ce début catastrophique.
«Je prends l’entière responsabilité pour notre début de saison, a-t-il indiqué. J’avais de bonnes intentions en arrivant au camp. J’étais bien préparé. Mais ce qui m’a fait dérailler, c’est le côté émotif.»
«En raison de toutes les blessures, de tous les matchs fous, on est devenus trop prudents. On ne voulait pas perdre plus de gars», a-t-il expliqué.
Un manque de répétition
L’entraîneur du Canadien fait référence aux blessures subies par Patrik Laine et David Reinbacher, face aux Maple Leafs. Il y a également eu cette foire contre les Sénateurs, quelques jours plus tard, après que Ridly Greig eut servi une mise en échec à la hauteur de la tête de Kirby Dach. Et qu’Arber Xhekaj eut tenté le même coup sur Tim Stützle.
«En raison de ça, on n’a pas donné suffisamment de répétitions à certains de nos gars, a indiqué St-Louis. C’est quelque chose que je ne peux pas contrôler, donc je ne dois pas me faire prendre là-dedans. Il faut continuer d’avancer.»
«J’espère que ça ne se reproduira pas cette année, mais je sens que j’aurais pu mieux gérer cette situation, lorsque nous avons été défiés émotivement», a-t-il poursuivi en disant souhaiter que les équipes envoient leurs meilleurs joueurs sur la glace lors des deux derniers matchs du calendrier préparatoire.
Un souhait légitime, mais lorsqu’on affronte les Maple Leafs et les Sénateurs, les risques de débordement sont toujours présents. Même avec des formations de la LNH.
La meilleure version de Laine
Cette situation a également modifié son approche avec Laine. Le Finlandais se remettait déjà d’une opération à une clavicule et sortait d’un séjour sur le programme d’aide aux joueurs de la LNH lorsque Kent Hughes a fait son acquisition.
Cette blessure au camp, qui l’a tenu à l’écart du jeu jusqu’en décembre, était donc une autre tuile qui venait s’abattre sur lui.
«Je n’ai pas pu le coacher tôt dans la saison. Alors, il fallait lui donner une chance de jouer et ne pas trop le coacher, a expliqué St-Louis. Je lui ai alloué du temps, je comprenais son passé, ça devait aider à gérer le présent et l’avenir.»
L’attaquant de 27 ans a terminé la saison avec 20 buts et 13 passes en 52 matchs. S’il a été grandement utile en supériorité numérique, on s’est souvent demandé à quoi il servait sur la patinoire lorsque le Canadien évoluait à forces égales.
«On n’a pas vu la véritable version de lui, a soutenu St-Louis. Là, on a eu du temps ensemble. Il est plus familier. On ne part pas de zéro. On pourrait voir la meilleure version de lui.»
On ne demande qu’à être convaincu.