Un match qui révèle les limites du système du CH
Le Canadien a tout de même joué un meilleur match que ce la défaite de 4 à 3 indique

Dave Lévesque
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Des fois, il suffit de quelques secondes pour faire basculer un match de hockey. Un mauvais début de période et la balance change de côté.
Le Canadien l’a appris à ses dépens dans sa défaite de 4 à 3 contre les Blues de St. Louis dimanche.
Le Canadien menait 2 à 1 en amorçant la deuxième période, son talon d’Achille. Deux erreurs et 39 secondes plus tard, il se retrouvait en retard après avoir vu les Blues faire 3 à 2. Et il y avait seulement 65 secondes d’écoulées à la période médiane.
Le Canadien a disputé deux programmes doubles en six soirs cette semaine, il y a eu une baisse de régime en première moitié de troisième période où il a fallu attendre près de neuf minutes pour voir le Tricolore décocher un premier tir. Les Blues ont ensuite pris une avance de 4 à 2.
L’élément positif est que malgré tout, les locaux se sont accrochés et Martin St-Louis a osé en retirant Jakub Dobes très tôt à la faveur d’un attaquant supplémentaire. Ses joueurs lui ont donné un but et ont créé l’égalité avec une seconde à jouer dans le match. Mais ils ont raté une belle occasion de s’approprier le premier rang de la division Atlantique.
Presque dominant
Le Canadien a généralement été meilleur que la visite et a livré deux bonnes premières périodes même s’il s’est retrouvé en retard au pointage. Il a accordé seulement 18 tirs au but aux Blues.
Après 40 minutes de jeu, il dominait avec 19 chances de marquer contre 7 pour les Blues. Il a surtout produit 10 chances dangereuses contre seulement 5 pour les visiteurs pendant les deux premières périodes. Le Canadien a conclu la rencontre avec 24 chances, les Blues en obtenant 13.
Même s’il était sur la glace pour le second but des Blues, le trio formé d’Oliver Kapanen, Ivan Demidov et Alexandre Texier a connu une autre bonne sortie. D’ailleurs, chacune de leurs présences en deuxième période s’est traduite par une attaque soutenue en zone adverse. Sur une présence, ils se sont créé au moins trois bonnes chances de marquer sans toutefois en profiter.
Selon le site spécialisé Natural Stat Trick, ils ont créé neuf chances de marquer dans la rencontre tandis que l’adversaire en a eu deux alors qu’ils se trouvaient sur la glace.
Les limites du système
Ce match a surtout révélé les limites du système défensif d’homme à homme préconisé par le Canadien. Celui-ci avait connu des défaillances contre les Sénateurs mardi avant de se replacer face aux Jets et aux Maple Leafs.
La volonté que chaque joueur suive un adversaire est logique, mais il ne fonctionne pas toujours dans le monde réel et on l’a vu en début de deuxième période.
Marqué dès la 26e seconde, le but égalisateur prend naissance dans un mauvais positionnement de Jayden Struble, qui s’aventure trop loin en zone neutre et qui n’est pas en mesure de se replier.
Sur le but suivant, Noah Dobson échappe Pavel Buchnevich et Mike Matheson le laisse libre dans l’enclave, seul devant Jakub Dobes. Il en a profité et on aurait fait pareil à sa place.
En fait, hormis le premier but des Blues inscrit en avantage numérique, les trois autres sont le fruit d’erreurs individuelles. Le quatrième filet, qui scellait l’issue du match, s’amorce sur un tir raté et une rondelle perdue par Jared Davidson en fond de territoire adverse qui permet une contre-attaque.