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Matteau vénère son idole Turgeon depuis toujours

Les deux se connaissent depuis l’enfance

Stéphan Matteau fils accompagné de son père Stéphane Matteau en 2012, avant le repêchage de fiston.
Stéphan Matteau fils accompagné de son père Stéphane Matteau en 2012, avant le repêchage de fiston. PHOTO D'ARCHIVES, MARTIN ALARIE
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2023-11-09T05:00:00Z

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Comme tout jeune qui adore le hockey, Stéphane Matteau avait une idole dans sa jeunesse. Toutefois, ce joueur ne jouait pas dans la Ligue nationale. Mais il le connaissait personnellement. Même qu’il était du même âge que son joueur préféré. Vous aurez peut-être deviné qu’il s’agit de Pierre Turgeon, qu’il a commencé à côtoyer vers 5 ou 6 ans à Rouyn.

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«Pierre, c’est le meilleur! lance Matteau.

«Il était mon idole d’enfance et mon modèle dans le hockey. C’était pareil même chez les professionnels et c’est encore comme ça.»

Ce n’est pas peu dire.

Nés à cinq jours d’intervalle

Les deux se connaissent pour ainsi dire depuis toujours. Ils ont vu le jour à cinq jours d’intervalle en 1969, Turgeon le 28 août, et Matteau le 2 septembre. Leurs mères se sont connues à la maternité de l’hôpital.

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Quelques années plus tard, leurs fils patinaient ensemble au complexe Jacques-Laperrière/Réjean Houle, sur l’avenue Dallaire, à Rouyn. Les familles Turgeon et Matteau demeuraient à environ trois kilomètres l’une de l’autre.

À partir de 7 ou 8 ans, Pierre et Stéphane ont commencé à évoluer pour la même équipe. Ils excellaient aussi au baseball.

En 1981, ils faisaient partie d’une formation d’étoiles de l’Abitibi qui a représenté le Québec au Championnat canadien des petites ligues, à Vancouver. Le quatuor de lanceurs était formé d’Éric Desjardins et André Racicot, qui ont gagné la Coupe Stanley avec le Canadien en 1993, et du tandem Turgeon-Matteau.

L’année suivante, cette même formation, Desjardins et Racicot en moins (ils avaient dépassé l’âge limite), a atteint les Séries mondiales des petites ligues à Williamsport, en Pennsylvanie.

Que ce soit au hockey ou au baseball, Turgeon se démarquait par son grand talent et son gabarit imposant pour un gars de son âge.

«Il était un phénomène à 12 ans, dit Matteau.

«Il faisait 6 pieds et 180 livres. Il était plus gros que nos entraîneurs au baseball. Il était tellement en avant des autres au hockey que c’en était ridicule.

«De plus, il possédait beaucoup de maturité. Il était très persévérant.»

Matteau faisait 5 pieds 6 pouces et 117 livres. Mais il a rattrapé Turgeon en deux ans pour se transformer en un solide gaillard de 6 pieds 4 pouces. Il pesait 220 livres dans la Ligue nationale.

Plus robuste que la croyance

Les deux sont devenus des adversaires dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Turgeon étant repêché par les Bisons de Granby et Matteau par les Olympiques de Hull (aujourd’hui Gatineau).

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Les deux ont porté les couleurs de six équipes dans la LNH. Ils ont été coéquipiers pendant deux saisons avec les Blues de Saint Louis.

Matteau lui a-t-il servi des grosses mises en échec lorsqu’ils étaient rivaux?

«Quand même j’aurais voulu le frapper, je n’aurais pas été capable, répond-il.

«Il me voyait venir par un mille! Lors d’une série entre les Rangers et les Islanders, mes coéquipiers m’avaient sommé de le frapper sinon ils y verraient eux-mêmes.

«J’ai essayé à quelques reprises, mais ce n’était pas dans mon ADN d’en mettre plus. Si Pierre s’était amené la tête baissée, j’aurais fait tout mon possible pour ne pas le frapper.»

À quoi ça aurait servi, de toute façon?

Le hockey est déjà un sport assez robuste sans que les joueurs cherchent à s’entretuer. Matteau tient à apporter un commentaire à ce sujet.

«On disait de Pierre qu’il ne jouait pas assez dur, mais ce n’était pas le cas, affirme-t-il.

«C’était difficile de jouer contre lui. Il sortait toujours des coins de patinoire avec la rondelle.»

Aujourd’hui, Matteau et Turgeon coulent des jours heureux à West Palm Beach.

C’est le bonheur!

En fin de semaine, Matteau sera à Toronto pour assister à l’intronisation de son chum au Panthéon du hockey. Il est ravi que ce moment soit finalement arrivé pour son idole et ami de toujours.

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