Matt Murray veut redevenir un gagnant

Agence QMI
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Le gardien Matt Murray ne manquera sûrement pas de motivation la saison prochaine, car il voudra montrer à ses dénigreurs qu’il peut encore mener une équipe vers le chemin du succès.
Échangé par les Sénateurs d’Ottawa aux Maple Leafs de Toronto plus tôt semaine, le double vainqueur de la coupe Stanley souhaite effacer une campagne 2021-2022 difficile marquée par un séjour dans la Ligue américaine et quelques mauvaises performances. En plus d’avoir l’occasion d’évoluer pour une formation ayant un grand potentiel, il portera les couleurs de l’équipe que chérissait son regretté père.
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«Oui, je pense que mon premier match était une partie des Leafs avec lui, a-t-il dit aux médias, mardi, lors d’un point de presse soulignant son arrivée dans la Ville Reine. C’était son club préféré et c’était le mien aussi. Donc, je pense évidemment qu’il aurait été super heureux.»
Cependant, l’ancien des Penguins de Pittsburgh ne débarque pas à Toronto pour honorer la mémoire de son père. Sa mission est d’aider sa nouvelle organisation à obtenir du succès autant en saison régulière qu’en éliminatoires. À ce propos, il faut rappeler que les Leafs n’ont pas gagné une série depuis 2004.
«Je suis extrêmement motivé, je crois avoir beaucoup à prouver. Et il s’agit d’un endroit où je voulais être, a-t-il indiqué. Il s’agit de tout faire pour me retrouver à mon mieux. D’après moi, c’est le lieu idéal pour y parvenir. Je suis impatient de me joindre à d’excellents joueurs, aux membres du personnel et aux partisans. Tout ce qui concerne cette formation est au plus haut niveau.»
Peut-il rebondir?
Avant même qu’il ait disputé une première rencontre dans l’uniforme bleu et blanc, Murray fait l’objet du scepticisme de nombreux partisans ayant bien remarqué son rendement des dernières années. Sa fiche de 5-12-2 et quelques mauvais buts ont constitué une partie de sa plus récente campagne. Or, chez les Leafs, la pression sera forte, car il aura à remplacer Jack Campbell, laissé libre comme l’air sur le marché des joueurs autonomes.
Cependant, celui comptant 132 victoires en 246 affrontements de la Ligue nationale et ayant remporté deux fois la coupe Stanley avec les Penguins (2016 et 2017) est prêt pour son nouveau départ.
«Pendant mon séjour à Ottawa, je ne pense pas que ça s’est déroulé comme tout le monde s’y attendait. Sauf qu’à ce stade-ci, je me concentre uniquement sur le présent et le futur à court terme, a-t-il précisé. C’est tout un groupe, ici. Il y a tellement de bons joueurs et, bien sûr, ils ont obtenu énormément de succès dans les récentes années.»