Tous les résultats
Publicité

«S’il joue comme le jeune Laine que j’ai connu, les fans vont l’aimer» – Mathieu Perreault

Photo fournie par USA TODAY SPORTS
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-08-21T04:00:00Z

Partager

À la retraite depuis la fin de la saison 2021-2022, Mathieu Perreault est redevenu un amateur de hockey et un partisan du Canadien. Quand il a su que Patrik Laine, son ancien coéquipier chez les Jets de Winnipeg, s’amenait à Montréal, il a eu des frissons.

• À lire aussi: Quarante buts pour Patrik Laine, c’est possible. Voici pourquoi.

• À lire aussi: Patrik Laine opte pour le numéro de Drouin

• À lire aussi: Le passé compliqué de Laine et le silence de son agent

«J’étais excité quand j’ai appris la transaction, a-t-il lancé lorsque joint par Le Journal. S’il joue comme le jeune Laine que j’ai connu, les fans vont l’aimer.»

Perreault était déjà un vétéran établi dans le circuit Bettman lorsque le Finlandais est débarqué à Winnipeg, à l’automne 2016. Même s’il avait joué avec Alex Ovechkin à ses quatre premières campagnes dans la LNH, le Drummondvillois n’en revenait pas des habiletés de la recrue.

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

Publicité

«Les deux premières saisons, ce qu’il a réussi à faire avec nous, c’était assez impressionnant», a raconté Perreault à propos des saisons de 36 et 44 buts de Laine.

Justement, le croit-il en mesure de revenir à ce niveau après une baisse de régime occasionnée par des blessures?

«Je n’en doute pas, a-t-il soutenu. Tous les outils que tu peux avoir dans un coffre, il les a. La grosseur, les mains, le patin. C’est également un gars très intelligent sur une patinoire», a-t-il énuméré.

«C’est une véritable force de la nature, a poursuivi Perreault. Ce n’est pas nécessairement un gars qui allait chercher la rondelle souvent, mais je le verrais sur un trio avec [Kirby] Dach et [Juraj] Slafkovsky. On commencerait à parler d’un trio solide et pesant.»

Une confiance fragile

Ça, c’est le bon côté de Laine. Celui qui, dans le meilleur des mondes, fera passer Kent Hughes pour un génie. Toutefois, il y a quelques squelettes dans le placard. Que ce soit à Winnipeg ou à Columbus, le Finlandais a demandé une transaction dans l’espoir de pouvoir changer d’air.

Dans un cas comme dans l’autre, on dit que des coéquipiers ne pouvaient plus le sentir. Qu’en est-il exactement?

«Ce n’était pas nécessairement des vétérans qui ne voulaient plus le voir. C’est surtout que, quand ça allait mal, il avait tendance à s’apitoyer sur son sort au lieu de se relever les manches. À un certain moment, ça pouvait devenir dérangeant au niveau des performances sur la patinoire, a expliqué Perreault, précisant au passage que Laine n’avait jamais été une distraction dans le vestiaire. Ce n’est pas sa personnalité qui accrochait, mais sa façon d’être sur la glace.»

«Il a également perdu son père en 2021. Une crise cardiaque à l’âge de 54 ans. À Winnipeg, ils étaient toujours ensemble. Son père, c’était comme son meilleur ami. Je pense que ça a joué gros sur son mental», a-t-il ajouté, heureux de voir qu’il semblait maintenant rayonnant.

D’ailleurs, Perreault est persuadé que l’environnement qui prévaut à Montréal depuis l’arrivée de Hughes et de Martin St-Louis sera propice à une renaissance de Laine.

«Martin St-Louis, ça me semble être un bon entraîneur pour lui, un gars qui va l’aider à garder un niveau de confiance élevé. En plus, si le Canadien peut le mettre dans une situation où il peut performer, ce sera bénéfique. Un Patty en confiance, c’est un Patty dangereux.»

On ne demande pas mieux.

Publicité
Publicité