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Mathieu Germain: entre la raison et la passion

Mathieu Germain disputera son 28e combat en carrière samedi.
Mathieu Germain disputera son 28e combat en carrière samedi. Photo MARTIN ALARIE
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-09-11T21:04:02Z

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À 34 ans, Mathieu Germain sait qu’il en a plus de fait qu’il en reste à faire et il n’entend pas étirer la sauce inutilement même si la passion est encore là.

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Le super-léger, qui présente une fiche de 24-2-1 et 9 K.-O., disputera la demi-finale du gala présenté par Canada Fighting Club samedi à la Tohu.

«Je ne me suis pas mis de limite, mais je me suis dit que j’aimerais me rendre au moins à 30 combats. Je ne veux pas m’éterniser, je ne veux pas me battre à 37 ans, même à 36 ans on va voir comment ça se passe.

«Je ne me battrai pas à 40 ans, ça n’arrivera pas. J’ai commencé à boxer à 10 ans alors ça fait près de 25 ans que je donne des coups sur des têtes et que j’en reçois sur la tête.»

Passion

Toujours très sympathique, Germain souligne que son style de boxe très défensif fait en sorte qu’il ne sent pas l’usure ou l’épuisement.

«Ç’a toujours été important pour moi de recevoir le moins de coups possible.»

Il rêve toujours de disputer un combat de championnat du monde et il le dit sans détour.

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«C’est pour ça que je continue de faire ça. Sinon, pourquoi le faire? Me battre pour me battre, je ne le ferai plus. Mon but c’est de me rendre au sommet et le championnat du monde est mon but ultime.»

Que manque-t-il pour qu’une telle occasion se présente?

«Un coup de téléphone, lance-t-il du tac au tac. J’ai une belle fiche, j’ai une belle feuille de route contre de bons adversaires. Je suis un jeune vétéran, je suis classé 8e à l’IBF, tout est là.»

Adversaire connu

Son adversaire samedi est le Chilien de 39 ans Cristian Palma (33-15-2, 7 K.-O.), qui commence à être habitué aux rings québécois puisqu’il a disputé ses deux derniers combats au Casino de Montréal, des défaites par K.-O. contre Arthur Biyarslanov et Jhon Orobio en mars et en mai dernier.

«J’étais là lors de ses deux derniers combats, souligne Germain. C’est dur de se faire une image parce qu’il a affronté deux cogneurs qui sont complètement différents de moi. Ils l’ont martelé en partant et il était déjà en mode survie.»

Il ne sautera pas nécessairement dessus immédiatement comme l’on fait Orobio et Biyarslanov, mais il va lui faire passer un mauvais quart d’heure.

«En bon québécois, mon but est de lui cri**er une volée.»

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