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Mathieu Baron amorce une nouvelle étape de sa vie

«Indéfendable», du lundi au jeudi à 19 h, à TVA et sur TVA+.

Daniel Daignault

2026-04-02T10:00:00Z

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Mathieu Baron adore son personnage de Maxime Dubois dans Indéfendable, la populaire quotidienne qui reviendra cet automne pour une cinquième année. Or le dernier épisode de la saison, présenté sous peu, risque de soulever beaucoup de questions concernant le détective et ami de Léo Macdonald.

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Mathieu, il semble que ton personnage s’apprête à vivre quelque chose de spécial à la fin de la saison...

Certaines choses se produiront     ; elles vont changer sa vie et il se posera des questions. Je ne veux pas trop en dire... Maxime avait un père violent, et ce sera intéressant de voir ce qui se passera sur le plan personnel. À la fin de la saison, il y aura une situation qui sera déterminante pour lui.

Une situation qui va changer la vie de ton personnage ?

Oui, on peut dire ça, mais c’est l’autrice qui pourrait t’en parler car je n’en sais pas plus. Cela dit, dans Indéfendable, il y a de beaux revirements, de belles situations, et les téléspectateurs auront du fun à voir ça.

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Tu n’es pas en tournage, en ce moment ?

Non, on a achevé le dernier épisode le 20 décembre et, en principe, si on se fie aux années précédentes, c’est généralement à la fin d’avril que commence la production de la nouvelle saison.

As-tu l’impression que le public te perçoit différemment depuis que tu joues ce personnage dans une série qui attire un million de fidèles chaque jour ?

Cet automne, quand on ne me voyait pas à l’écran, j’ai reçu une belle dose d’amour des téléspectateurs. Ils se demandaient ce qui était arrivé à Maxime et, quand ils ont su que je revenais, ils étaient contents de me revoir dans les épisodes. Je ne te cacherai pas que c’est plaisant de savoir que mon personnage est apprécié et que les gens qui regardent Indéfendable aiment voir ma face à l’écran. Ça me fait chaud au cœur. Mais de là à dire que la perception des gens a changé, je ne sais pas trop. Ils sont tellement gentils avec moi ! Et, tu le sais, je ne suis pas quelqu’un qui est difficile d’approche. Peu importe où je me trouve, les gens aiment me faire un commentaire, me faire une petite blague. Par exemple, il n’y a pas longtemps, j’étais à l’aéroport autour du carrousel à bagages, et les valises n’arrivaient pas. La personne qui était à côté de moi a dit : « Qu’est-ce qui se passe avec les valises ? Ça prendrait un bon enquêteur ! » Je trouve ça drôle, les gens sont vraiment sympathiques ! Quant à mon rôle dans Indéfendable, j’ai été chanceux, parce que j’ai toujours tourné environ le même nombre d’épisodes chaque année, et même plus au cours de la dernière saison. On avait moins vu Maxime dans les intrigues au cours des derniers mois, mais il sera très présent jusqu’à la fin.

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Dirais-tu que tu es rendu à l’étape où tu voudrais exploiter encore plus tes capacités et ton talent ?

Absolument, je sens que c’est le bon moment ! J’amorce une nouvelle étape, tant personnellement que professionnellement. Si j’ai la chance d’explorer d’autres horizons et de révéler différentes facettes de mon jeu, j’en serai évidemment reconnaissant. Ma palette peut être très diversifiée — je ne me limite pas aux rôles de policiers —, mais je reste conscient de mon casting naturel. Mon souhait principal ? Continuer longtemps à gagner ma vie en faisant ce que j’aime, peu importe les rôles proposés. Mais, comme bien du monde, j’aspire à explorer davantage, à relever de nouveaux défis ailleurs. Je me sens capable de jouer autre chose et j’aimerais être agréablement surpris par les propositions qu’on pourrait me faire. Faire une émission jeunesse, me déguiser en kangourou ? Aucun problème ! (rires) Cela dit, je ne veux surtout pas passer pour quelqu’un qui se plaint. Ça fait tout de même 10 ans que ce métier me fait vivre, et j’en suis très reconnaissant.

Quand même, tu aimerais que « le nouveau Mathieu », qui peut jouer d’autres genres de rôles, retienne l’attention...

Tu sais, toi comme moi, on avance dans l’âge, on n’y échappe pas ! Si je me rase, je peux avoir l’air plus jeune, mais j’ai l’impression que je change de catégorie. Mon âge caméra n’est plus le même, ce n’est clairement plus 25-30 ans, et je vois ça positivement. Est-ce que ça va m’ouvrir d’autres rôles que le tannant ou le policier ? Je ne le sais pas, mais je l’espère. Cela dit, j’aime toujours autant jouer mon personnage de détective dans Indéfendable.

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Ton horaire de travail te permettrait-il de jouer d’autres personnages à la télévision ou au cinéma ?

Ce n’est pas parce qu’on travaille sur une quotidienne qu’on n’a plus de temps pour tourner autre chose. Il y a bien des producteurs qui peuvent penser ça, mais ce n’est pas toujours vrai. L’an dernier, sur Indéfendable, je n’ai pas tourné durant deux mois et demi, alors c’est sûr que ce temps-là pouvait être employé ailleurs. Mais je suis très chanceux et très heureux d’être sur Indéfendable, et je suis content de ce qui s’en vient à l’écran. Il faut se le dire : ce n’est pas très rose dans le milieu... D’année en année, il y a moins d’argent et il y a beaucoup de scènes à tourner en moins de temps.

Julirn Faugere / TVA Publications
Julirn Faugere / TVA Publications

À part Indéfendable, as-tu d’autres projets ?

Au cours des derniers mois, j’ai animé la série documentaire J’ai frôlé la mort, et le public m’en parle beaucoup. Ce sont des histoires vraies, il n’y a rien de romancé dans tout ça. On ne met pas de mots dans la bouche des survivants qu’on rencontre et qui nous confient leurs expériences extraordinaires. Animer cette série d’émissions et avoir été l’oreille de ces personnes a été une aventure superbe et enrichissante. C’était vraiment intéressant de découvrir comment ces survivants voient maintenant la vie et quelles sont les valeurs importantes pour eux à la suite de ce qu’ils ont vécu. Sans exagérer, tous ces gens sont pratiquement ou cliniquement morts pendant quelques secondes ou quelques minutes, et ils acceptent de se confier devant les caméras. Sinon, c’est sûr qu’en jouant dans une quotidienne, je suis dans le salon des gens quatre soirs par semaine, mais je suis quand même prêt à montrer ce que je peux faire d’autre !

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Tu sembles plus en forme que jamais !

Oui, je mange mieux, j’ai recommencé à m’entraîner et j’ai perdu une douzaine de livres. Je me suis vu à l’écran en décembre et je me suis dit : « Ish ! Bon, Matt, on s’arrange pour perdre une dizaine de livres ? » En plus, on le sait, la télévision donne l’impression que tu as 10 livres de plus Dans les dernières années, la vie a fait en sorte que je ne me suis pas entraîné du tout – durant deux ans environ. Mais j’ai senti qu’il fallait que je reprenne mes bonnes habitudes, et maintenant je me sens mieux. En plus, je suis content parce que je m’entraîne avec ma blonde    ; c’est important pour elle aussi. C’est le fun, c’est motivant.

Ah bon, tu as maintenant quelqu’un dans ta vie ?

Oui, je partage ma vie avec une personne merveilleuse qui a changé ma façon de voir les choses et la vie en général. C’est important pour moi d’être bien et heureux, mais je ne veux pas en dire plus. Je veux respecter sa vie privée et protéger celle de notre couple.

Et tes enfants, tu voudrais un jour leur faire découvrir l’Italie, le pays de tes grands-parents, où tu as aussi vécu ?

C’est sûr que je veux emmener mes enfants en Europe, les faire rencontrer la famille. Quant à leur avenir, ils décideront eux-mêmes ce qu’ils veulent faire plus tard. J’espère qu’ils vont aimer le sport autant que moi. S’ils veulent jouer au hockey, il n’y a pas de souci, je vais me lever à 5 h pour les amener à l’aréna ! S’ils veulent faire du tennis, je serai content aussi, ça va coûter moins cher d’équipement. (rires) C’est certain que je trouve important de bouger et de faire du sport, qu’il soit individuel ou d’équipe. Je pense que ça apporte du caractère et de bonnes valeurs, la camaraderie et l’esprit sportif.

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Être père, c’est excitant ou ça t’amène de la pression ?

Les deux, je dirais, mais avec nettement plus d’excitation. Chaque journée apporte une nouvelle surprise, une évolution, et je trouve ça vraiment le fun. Quant à la pression, je pense que tout le monde en ressent, dans la société où l’on vit. Mais c’est sûr qu’indépendamment de cette pression, je veux avant tout ce qu’il y a de mieux pour mes enfants.

On parlait de projets et d’ambition, tu travailles sur quelque chose en ce moment ?

Oui, c’est un projet que j’essaie de pousser fort. J’ai eu la chance de finir l’écriture d’un long métrage avec mon ami Richard Turcotte. Lui et moi, on se connaît depuis 2009. Pendant quelques mois, j’étais à Radio Énergie la nuit et la fin de semaine. Je terminais à six heures le matin, et Richard faisait Les grandes gueules. On se croisait parfois à la station de radio. Puis, on s’est vus lors de matchs de hockey bénéfices. On est rapidement devenus de grands chums. Ce projet-là, c’est un scénariste qui l’a entre les mains et on est en attente. Sinon, avec l’un de mes amis, Jonathan Agnello – chef et propriétaire des restaurants Stellina et Mare, dans le Vieux Montréal –, et avec notre ami Ian Quenneville, qui était producteur de Chefs de bois, on est en pourparlers avec Food Network Canada pour faire une émission. Je déteste dire que c’est un show de cuisine, je dirais d’abord que Joe est comme moi, il a travaillé en Italie. C’est donc un show qu’on veut tourner en trois langues : en anglais, en français et en italien. Le concept est de refaire des recettes classiques avec des chefs, en Italie, et selon les régions. On a du matériel qu’on a tourné en Italie l’année dernière et qu’on montre à des diffuseurs, puis on y retournera au cours de l’année. Je peux te dire que les images vont être belles et que c’est une émission qui a beaucoup de potentiel. J’ai très confiance en ce projet-là ! Il sera réalisé par Félix Trépanier, avec qui j’ai tourné Retrouvailles à l’italienne. Nous sommes tous de bons amis et nous espérons avoir des nouvelles très bientôt.

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