Matchs significatifs: ça accélère l’apprentissage
C’est de l’expérience en banque pour les prochaines saisons

Dave Lévesque
Partager
Il reste 17 rencontres de saison régulière dans l’agenda du Canadien et il y a encore des matchs significatifs qui sont joués, c’est une progression.
• À lire aussi: Newhook a développé cet atout qui plaît à St-Louis
Dans les dernières années, quand la température remontait au-dessus de zéro, le Canadien n’était souvent plus dans la course aux séries. Le paradigme est en train de changer.
Avec la cinquième équipe la plus jeune de la LNH, le Canadien doit profiter à fond de cette expérience qui sera inestimable au cours des prochaines années.
«C’est une bonne chose pour où on se situe dans notre développement, a convenu Martin St-Louis. On est une jeune équipe qui a passé à l’étape d’apprendre à gagner ensemble et quand tu joues des matchs comme ça, ça accélère l’apprentissage.
«Ce que nous devons continuer d’améliorer, c’est notre constance. À ce stade-ci de la saison, on ne travaille pas un élément en particulier, on fait des ajustements dans divers secteurs.»
Intensité
On parle de courses aux séries, mais celles-ci sont en quelque sorte déjà commencées.
«On voit le niveau d’intensité augmenter à mesure qu’on s’approche de la fin, mais ce sont des matchs agréables à jouer et il faut prendre le défi à bras-le-corps», a insisté Brendan Gallagher.
Joshua Roy en est à un second séjour avec le Canadien. Il avait disputé quatre rencontres à la fin novembre et au début décembre. Il constate l’écart important entre le style de jeu qui était préconisé à ce moment-là et celui qui l’est maintenant.
«Le jeu est beaucoup plus physique et beaucoup plus structuré. On est en fin de saison, presque toutes les équipes sont dans la course pour les séries alors les matchs sont serrés, ce sont toujours des matchs sept.»
Plus de bonus
Depuis le retour de la Confrontation des 4 nations, l’attaque du Canadien dépend énormément du premier trio. Nick Suzuki (5), Cole Caufield (6) et Juraj Slafkovsky (6) ont marqué 17 des 31 buts de l’équipe lors des neuf dernières rencontres, ce qui représente près de 55% des buts de l’équipe.
C’est beaucoup et Martin St-Louis le sait. C’est surtout frappant quand un trio comme celui de Jake Evans, Joel Armia et Emil Heineman produit moins sur le plan offensif qu’il ne le faisait avant que Heineman ne se blesse et rate 14 rencontres.
Depuis son retour, Heineman n’a amassé aucun point en neuf parties. Depuis la blessure de Heineman, Evans a récolté deux buts et quatre passes tandis qu’Armia a obtenu quatre buts et deux passes en 22 sorties.
«Ils ont perdu le momentum qu’ils avaient ensemble, a reconnu Martin St-Louis. Ils seraient capables de nous aider plus offensivement, mais il ne faut pas essayer de forcer ces choses-là.
«Ils sont très efficaces défensivement et ce qu’ils peuvent nous donner offensivement, c’est du bonus à ce temps-ci de l’année. Je ne veux pas que ça se fasse au prix de ce qu’ils amènent sur l’échec avant.»
Le besoin d’avoir une contribution offensive élargie ne repose évidemment pas uniquement sur Evans, Armia et Heineman.
«Ça prend du bonus de tout le monde, a noté St-Louis en riant. Si on joue la game défensive, on va être dans tous les matchs. Je pense qu’on a ce qu’il faut pour avoir du bonus. À certains moments de l’année, on l’avait.»