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«Mes chums et ma femme prennent pour Montréal» –William Carrier

Le Québécois sait à quel point c’est spécial d’affronter le Canadien

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-05-21T16:43:16Z

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RALEIGH | William Carrier est l’un des deux Québécois chez les Hurricanes de la Caroline avec Nicolas Deslauriers. Pour lui, jouer contre le Canadien, c’est spécial. 

« Aussitôt que [Alex] Newhook a marqué le but gagnant, mon téléphone n’a pas arrêté de sonner », a-t-il avoué jeudi midi à quelques heures du premier match de la finale de l’Association de l’Est.

Il sait que même au sein de sa famille il n’est peut-être pas le premier choix dans cette série.

« D’après moi, tous mes chums prennent pour Montréal et ma femme aussi », admet en riant celui qui dit avoir regardé tous les matchs du Canadien en séries. « J’ai grandi là, c’est mon équipe, j’ai regardé les matchs à la télé quand j’étais plus jeune. Je regarde Max [Maxim Lapierre] et Rous [Antoine Roussel] à la télé, ce sont des gars contre qui j’ai joué, c’est spécial.

« Les enfants vont venir au Centre Bell, je veux qu’ils vivent ça. Ils ont vécu la victoire à Vegas, mais j’aimerais leur expliquer que ça va crier beaucoup plus et je leur ai dit de ne peut-être pas mettre leur chandail de la Caroline à Montréal. »

Un atout

Les Hurricanes savaient ce qu’ils obtenaient quand ils ont offert un contrat à William Carrier, qui était joueur autonome à l’été 2024.

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Le vétéran qui a aujourd’hui 31 ans arrivait avec un bagage de 81 matchs en séries éliminatoires à ses sept saisons précédentes avec les Golden Knights de Vegas. En incluant ses deux dernières saisons avec les Canes, il en est maintenant à 104 matchs disputés en séries avant le début de la finale d’association qui s’amorce jeudi contre le Canadien.

Avec Vegas, l’attaquant québécois a participé à quatre finales d’association et trois finales de la Coupe Stanley, remportant le gros trophée en 2023. Avec la Caroline, il participe à une seconde finale d’association consécutive.

« C’est un excellent ajout. N’importe quelle équipe sera heureuse de l’avoir parce qu’il est intense, qu’il travaille bien et qu’il ne nécessite aucune forme d’entretien », a soutenu son entraîneur Rod Brind’Amour.

Stabilisant

Dans un vestiaire chevronné, Carrier vient jouer au rôle de stabilisant avec son expérience des longs parcours printaniers.

« Il a joué un million de matchs en série et il a connu du succès, c’est bien d’avoir ce genre d’expérience dans le vestiaire », convient Jackson Blake, qui est son voisin de casier.

Carrier explique qu’après avoir vécu autant de finales d’association, il en est venu à avoir moins de papillons à l’approche des grosses rencontres et qu’il ne se fait plus autant de souci.

« Je commence à le voir, je regarde en arrière et la pression tombe un peu et tu t’amuses. J’ai hâte de jouer, les séries, ce sont des matchs le fun », affirme Carrier qui est beaucoup allé à la pêche pendant les 11 journées de congé des Hurricanes entre la deuxième et la troisième ronde.

« Ça ne devient pas plus difficile, c’est le même effort. En fait, la première série est quasiment la plus difficile parce que tout le monde est prêt et veut bien sortir. »

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