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Match retour Rouge et Or–Carabins: le championnat de la saison régulière à l’enjeu

Photo fournie par le ROUGE ET OR / MATHIEU BÉLANGER
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-10-10T21:28:01Z

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L’enjeu de ce match retour entre le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal qui prendra l’affiche samedi au CEPSUM est énorme. Le vainqueur obtiendra le privilège d’accueillir la Coupe Dunsmore à la maison, à moins d’une énorme surprise.

Au sommet du RSEQ avec cinq gains et sans aucune défaite, le Rouge et Or peut s’assurer du championnat de la saison régulière avec une victoire ou une défaite par un point. Quant aux Carabins (5-1), ils seront champions s’ils remportent les deux dernières parties.

Bien conscients des enjeux, les deux entraîneurs jouent de prudence. «C’est un match important et on espère obtenir l’avantage du terrain pour les éliminatoires, mais ce match ne définira pas notre saison, a résumé l’entraîneur-chef des Rouges, Glen Constantin. On affronte une très bonne équipe dans un environnement hostile. Il s’agit d’un bon défi, mais j’aime où l’on se situe.»

Marco Iadeluca abonde dans le même sens. «Il y a des enjeux de classement, mais l’objectif est de progresser à chaque semaine, a affirmé le pilote des Bleus. On n’a pas joué 60 minutes souvent cette saison et c’est notre principal défi.»

Dernière victoire en 2018

Pour être sacré champion de la saison dès samedi, le Rouge et Or devra l’emporter dans l’antre des Bleus pour la première fois depuis le 8 septembre 2018, un gain de 12 à 7. Les Bleus roulent sur une séquence de six victoires consécutives à la maison.

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«On n’a pas de démons à exorciser, a assuré Constantin. On va là pour remporter un match et il faudra gérer les émotions et le bruit qui représente le plus gros défi.»

«Ça ne nous trotte pas dans la tête, mais nous avons hâte de gagner là-bas et nous avons confiance qu’on peut le faire, de renchérir le receveur Isaac Gaillardetz. Ce n’est pas une distraction et on n’en parle pas constamment.»

Les Carabins ont-ils un avantage psychologique sur leurs grands rivaux quand l’action se déroule à Montréal? «Je ne sais pas si cela a une influence, mais ce groupe de joueurs du Rouge et Or n’a jamais gagné ici, a rappelé Iadeluca. On mise sur un groupe confiant à la maison et j’aime notre équipe.»

Les rôles ont-ils changé?

Champions en titre de la Coupe Vanier et comptant sur un groupe de partants pratiquement identique à celui de 2023, les Bleus étaient les grands favoris quand ils se sont pointés au PEPS le 7 septembre pour le premier face-à-face. Le Rouge et Or a gagné au pointage de 23 à 22 grâce à un placement de 53 verges réussi dans les dernières secondes du match et connaît son meilleur départ depuis 2018.

«Je n’ai jamais dit que nous étions les favoris en début de saison ou les négligés dans le passé, a souligné Iadeluca. Ce sont des choses que je laisse aux médias et aux partisans. Peu importe le chapeau que tu portes, ça ne change rien le samedi. Ce sont deux bonnes formations et j’ai 100% confiance dans notre équipe.»

«Marquer 22 points à Laval n’a rien de gênant tout comme perdre par un point sur un placement de 53 verges, de poursuivre Iadeluca. Malgré un mauvais départ, on n’a pas à rougir de ce premier match.»

De son côté, Constantin aime la progression de sa troupe. «Si on se fie au classement national, les Carabins demeurent les favoris même si on les a battus. On a joué un bon match la première fois, mais on peut être meilleur. Après notre victoire, j’ai dit aux gars que nous avions 33 jours pour progresser avant notre prochain test. Je suis content de notre progression. Notre défensive au sol est plus étanche et nos jeunes sur la ligne tertiaire ont acquis de l’expérience.»

Contre une excellente défensive, l’offensive du Rouge et Or a souvent peiné à marquer des points à Montréal. La troupe de Constantin est-elle mieux outillée cette année?

«Ce n’est pas un hasard si on a marqué des touchés à nos deux premières séries lors du match au PEPS, a-t-il mentionné. C’est le fruit du travail tout l’hiver. Des changements ont été apportés et une meilleure compréhension de la défensive de Montréal nous aide beaucoup.»

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