Match d’ouverture du Rocket à Laval: entre excitation, fébrilité et attentes élevées
Le Rocket reçoit les Canucks d’Abbotsford avec deux matchs en moins de 24 heures


François-David Rouleau
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«J’ai juste hâte à ce que la rondelle tombe sur la glace. Je ne peux pas arrêter de pense à la manière dont ça s’est terminé ici l’an passé, en perdant nos deux matchs en séries éliminatoires. On a hâte de retrouver notre building et nos partisans.»
Ces paroles sont celles de l’attaquant québécois Xavier Simoneau, qui vivra un quatrième match d’ouverture à Laval, vendredi soir, quatre mois après l’élimination du Rocket en demi-finale de la route vers la coupe Calder.

Sur sa patinoire et devant ses quelque 10 000 partisans, la bande de Pascal Vincent avait plié l’échine face aux robustes Checkers de Charlotte à deux reprises avant de subir un balayage.
Simoneau et ses coéquipiers ont encore en mémoire cette brusque sortie après avoir mené le classement général de la Ligue américaine de hockey (LAH) en série régulière. Excités et fébriles à 24 heures du premier match à domicile face aux Canucks d’Abbotsford, ils savent qu’ils seront encore solidement appuyés par les partisans dès leur entrée à la Place Bell.

«C’est toujours excitant, un match d’ouverture. On a vu l’engouement pour l’équipe l’année passée avec nos succès», a rappelé l’entraîneur adjoint Daniel Jacob, disant se sentir comme un «p’tit gars» chez lui-même s’il ne porte plus ses patins. «L’excitation est toujours aussi présente.»
L’an dernier, à ses 36 matchs à domicile au calendrier régulier, le Rocket a conservé l’une des meilleures fiches de la ligue avec ses 24 victoires et 51 points.
Endroit intimidant
De retour à Laval après deux saisons chez le Wolf Pack de Hartford, club-école des Rangers de New York, Alex Belzile estime que l’ambiance de la Place Bell est dure à battre à travers la LAH.
«C’est un endroit qui a maintenant sa réputation. Tout le monde s’est rendu compte que c’est un amphithéâtre de luxe dans la ligue. La foule est très, très bruyante. Quand on joue dans l’autre équipe, c’est intimidant», a relaté le Québécois de 34 ans.

«Avec le bruit et l’atmosphère, mes coéquipiers me le disaient souvent après la première période. Peu d’endroits dans la LAH peuvent accoter la Place Bell, à part peut-être Hershey. Quand on porte l’autre chandail et qu’on est sur la route, jouer à Laval, c’est dur», a-t-il ajouté.
En retrouvant les couleurs du Rocket, Belzile sait à quelle atmosphère s’attendre, vendredi soir. D’autant plus qu’il a vu l’engouement autour de l’équipe depuis Hartford l’an dernier.
Partir du bon pied
Il entame sa sixième campagne à Laval avec de grandes ambitions, tant pour l’équipe que pour lui. La mire du Rocket pointe vers la coupe Calder. Et pour y arriver, Belzile veut surpasser sa meilleure saison en carrière, qu’il a connue l’an dernier avec ses 56 points.
«L’objectif ultime, c’est de gagner le dernier match en séries.»

Pour y arriver, il faut partir du bon pied. Le Rocket est rentré de Winnipeg avec une victoire à ses deux sorties lors du week-end d’ouverture de la saison, la semaine passée. Joueurs et entraîneurs disent avoir apporté des ajustements au jeu défensif et offensif après des ratés face au Moose.
Ils sont prêts à affronter des Canucks, qui n’ont pas encore connu la défaite.