Match de la LPHF disputé à Québec: l’attaquante de la Victoire Catherine Dubois rentre à la maison


Richard Boutin
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Le match face à la Charge d’Ottawa, disputé dimanche à Québec, aura une saveur bien spéciale pour l’attaquante de la Victoire de Montréal, Catherine Dubois.
Dans le cadre de la Grande Tournée de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), la Victoire accueillera la Charge à l’occasion de la quatrième rencontre de neuf présentées en territoire neutre.
Née à Charlesbourg à cinq minutes du Colisée, Dubois piaffe d’impatience de fouler la glace du Centre Vidéotron. «Je suis excitée et j’attends ce moment de jouer devant ma famille et mes amies depuis longtemps, a-t-elle raconté. J’ai grandi à cinq minutes du Colisée. J’ai eu besoin de 120 billets pour les membres de ma famille et mes amies. Je suis contente que mes proches puissent vivre cet événement qui suscite un grand engouement.»
Parce que la Victoire affrontait le Frost du Minnesota, vendredi à Laval, l’ancienne porte-couleurs des Carabins de l’Université de Montréal et des Titans de Limoilou tentait de ne pas regarder trop loin au moment de notre entretien.
«C’est certain que le match à Québec a un cachet spécial et que je vais avoir des papillons dans l’estomac quand je vais sauter sur la glace, a-t-elle reconnu, mais je me concentre sur la partie de vendredi.»
Pas surprise de l’engouement
Dubois est-elle surprise de l’engouement suscité par la Grande Tournée de la LPHF? La Victoire a fait salle comble à Vancouver et des foules de plus de 14 000 et plus de 12 000 ont assisté aux parties à Denver et à Seattle respectivement. Le Centre Vidéotron affichera complet pour le premier arrêt de la LPHF.
«Nous sommes rendues là, a-t-elle affirmé. Le hockey féminin a toujours été un sport populaire aux Jeux olympiques. On s’attendait que ça fonctionne. C’est l’an 2 du circuit et c’est encourageant que le succès persiste dans le temps. C’est encourageant pour le futur.»
«Les ressources sont plus grandes que l’an dernier et la visibilité est plus importante, de poursuivre Dubois. Plus les amateurs voient du hockey féminin, plus ils veulent en voir. À Montréal et à Québec, il y a beaucoup de partisans et ils sont toujours présents en grand nombre.»
Dubois évoluera notamment sous les yeux de son ancien entraîneur Pascal Dufresne qui l’a dirigé pendant trois ans avec les Titans. «J’ai beaucoup de respect pour la personne et l’entraîneur et je suis contente qu’il soit présent pour nous appuyer.»
Toute l’équipe des Titans sera présente pour le duel entre la Victoire et la Charge.
Dubois a disputé son hockey mineur à Québec avec les garçons jusqu’à la catégorie bantam. Elle a par la suite évolué en Ontario avant de rentrer à la maison pour se joindre aux Titans de Limoilou dans le circuit collégial.
Entreprise familiale
Pendant la saison morte, Dubois revient à Québec où elle travaille pour l’entreprise familiale en construction. «Mon départ n’a pas causé un trou parce que mon père est habitué que je parte et que je revienne. J’ai quitté en juillet pour m’entraîner à Montréal. C’est le travail idéal. Sinon ça ne serait pas évident de trouver un employeur qui accepte que je parte sept à huit mois par année.»
Une présence rassurante
Âgée de 29 ans, Dubois se plaît dans un rôle de grande sœur auprès de ses plus jeunes coéquipières. «Je suis parmi les plus vieilles et je suis là pour les jeunes. Je suis là pour les motiver et pour dédramatiser quand la situation est plus tendue. Je prends une grande fierté à jouer ce rôle.»
«Sur la glace, je suis polyvalente, d’ajouter Dubois. Je peux jouer partout. J’ai un flair offensif, mais je peux aussi m’acquitter de missions défensives.»