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Mary Spencer perd son combat revanche

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2023-10-12T03:13:57Z
2023-10-12T03:19:24Z

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Quand l’arbitre a levé les bras de la championne Femke Hermans au centre du ring du Cabaret du Casino de Montréal dans le combat revanche, Mary Spencer a accepté la défaite et poussé un soupir. Celui des mois d’efforts démesurés pour devenir championne du monde.

Par décision majoritaire des juges, la Belge a mis la patte sur le titre vacant de l’IBF chez les 154 libres avec des cartes de 97-93, 96-94 et 95-95 en plus de conserver sa ceinture de l'IBO. Voyez les faits saillants du combat dans la vidéo ci-dessus.

En plus d’être animée par le désir d’enfiler la ceinture mondiale, Spencer, 38 ans, voulait venger son unique défaite encaissée aux mains de Femke en décembre dernier à Shawinigan. 

Avec son nouvel entraîneur Samuel Décarie-Drolet, l’Ontarienne a mis les bouchées triples dans un camp d’entraînement infernal. Mais ce ne fut pas suffisant. Malgré des scores serrés, elle n’a pas livré la performance attendue. 

Les visages étaient longs dans le clan d’Eye of the Tiger Management après l’identification de la championne. Le promoteur Camille Estephan s’est dit déçu au terme de la soirée qui s’est terminée par l’unique défaite de son groupe.  

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Un long chemin

Spencer (7-2, 5 K.-O.) , a préféré regarder le chemin parcouru depuis ce dernier combat de décembre. Aux dires de son adversaire, elle a livré une meilleure performance alors qu’elle a senti une boxeuse différente. 

C’est toutefois au volume de coups et par son énergie que Hermans (17-4, 7 K.-O.) a fait pencher le pendule en sa faveur tandis que Spencer n’a pas su profiter de ses occasions. Trop souvent, elle a hésité.  

«Ce n’est pas dans sa nature. Après un bon coup, elle reculait, a noté Estephan, acceptant le verdict dans le calme. C’était serré, mais il fallait détrôner la championne.»

Avant de donner un verdict éclairé sur sa prestation, la protégée d’Eye of the Tiger Management souhaitait revoir quelques fois son combat. Elle sait par contre que quelque chose clochait. 

«Je me suis peut-être trop fiée à un seul type de coup. Mais en regardant à nouveau, je trouverais sûrement autre chose.»  

Son entraîneur a vu quelques points négatifs, notamment «ses mains plus basses en deuxième moitié de combat et le volume de coups». 

«Mary a par contre placé plus de coups sur la cible, a soulevé Décarie-Drolet. Elle a livré 10 rounds de qualité. Je suis déçu en raison de tous les efforts déployés. On n’a pas tourné les coins ronds à l’entraînement. Elle a fait beaucoup de chemin.

«Le plus gros de la mécanique est fait, a-t-il ajouté. Il reste encore du polissage à faire.»

Et la suite?

Justement, cette deuxième de suite fait mal pour la Canadienne et Olympienne. L’entraîneur a jeté un coup d’œil à ses rivales au classement, elle aura à se repositionner pour obtenir une autre opportunité comme celle ratée au Casino de Montréal. 

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«Je persiste à croire qu’elle va être championne du monde un jour», a-t-il assuré. 

Estephan aura à retrousser ses manches pour les prochains combats de sa protégée. Insatisfait de cette performance en grande finale de sa carte, il a indiqué qu’il discuterait avec les membres de son équipe pour décider des prochains duels. 

«Ce n’était pas assez. Je m’attendais à mieux», a-t-il lâché à propos de l’enjeu majeur loupé. 

Coup de théâtre d'Erik Bazinyan

Dans un véritable coup de théâtre au sixième round sur le ring du Cabaret du Casino de Montréal, hier soir, Erik Bazinyan est parvenu à défendre ses deux ceintures de champion en envoyant le coriace Ronald Ellis au tapis.

Cette demi-finale laissait présager une longue guerre de tranchées de 10 assauts. Le Lavallois d’origine arménienne a porté le coup de grâce dès la deuxième minute du second round. Ellis (18-4, 12 K.O.) est tombé au tapis comme une roche, faisant bondir la foule. 

Peut-être un peu trop vite diront les experts, l’arbitre a aussitôt prononcé la fin du combat. 

Bazinyan (31-0, 22 K.-O.), 28 ans, reste invaincu en carrière conserve donc ses titres de champions de la NABF et NABA des supers-moyens. Il les avait mis à l’enjeu face à un redoutable adversaire de 33 ans qui se démarque par sa hargne et sa capacité à encaisser. 

Cette spectaculaire victoire vient aussi au bon moment alors que le protégé d’Eye of the Tiger Management chez les 168 livres cherche à décrocher les faramineux contrats de télévision. 

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«C’est une victoire très importante. Je voulais livrer un très bon combat pour montrer qui je suis et ce que je fais, a exprimé le vainqueur qui a reçu de nombreux commentaires négatifs après ses dernières performances.

«J’ai pris ce combat très personnel, a-t-il ajouté après avoir relevé un excellent défi. Je sais ce que je suis capable de faire. Maintenant, après ce duel face à Ellis qui avait défait (David) Benavidez, les gros combats s’en viennent.» 

Mathieu se distingue encore

Wilkens Mathieu (5-0, 3 K.-O.) continue d’impressionner à ses premiers pas chez les pros dans la catégorie des poids super-moyens. Le natif de la Capitale-Nationale a remporté un cinquième combat, cette fois face au Mexicain Cesar Lopez Romo (2-1, 1 K.-O.).

Le jeune pugiliste de 18 ans qui a fait ses débuts professionnels en février dernier n’a fait qu’une bouchée de son rival qu’il a dominé avec ses frappes précises et rapides. Il a enchaîné bon nombre de combinaisons qui ont ébranlé son rival. Celui-ci a d’ailleurs posé un genou au sol à deux reprises au second assaut. 

«J’ai livré un bon combat en exécutant mon plan. Je me donne un bon 8 sur 10, a-t-il évalué avec humilité après sa victoire. 

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«J’aurais peut-être voulu lancer plus de coups en combinaisons, mais j’ai tout de même lancé une bonne variété de coups, a ajouté le fin technicien à propos de sa performance. Je voulais rester à distance de Romo, j’étais parfois trop proche.» 

Beaudoin à l’unanimité

Chez les super-plumes, la Québécoise Leila Beaudoin (9-1, 1 K.O.) cherchait à venger l’unique défaite à sa fiche encaissée en mai dernier au Mexique. Dans un combat où elle a fait preuve de patience, hier soir, elle est venue à bout de l’expérimentée Estrella Valverde Mendez.

Au bout des huit rondes, les trois juges l’ont déclaré vainqueur avec des cartes identiques de 80-72. 

«J’aurais souhaité un K.-O. mais les Mexicaines sont vraiment toughs, a ricané la boxeuse de 27 ans qui en affrontait une huitième à ce 11e combat en carrière. J’en ai vargé en tabarouette si je peux me permettre l’expression et elles ne tombaient pas.» 

Mendez fait partie du lot. Mais Beaudoin s’est dite satisfaite de la gestion de sa performance dans le ring, elle qui a changé sa préparation en faisant appel à un naturopathe pour ce combat. Débutant plutôt tranquillement, elle a aligné les attaques au fil des rounds en atteignant fréquemment sa cible.

Le clan du Tigre frappe fort

En lever de rideau de la soirée, chez les mi-lourds, le Montréalais Mehmet Nadir Unal (6-0, 4 K.-O) a été expéditif face à l’Italien Luca Spadaccini , forcé à l’abandon à l’issue du premier assaut en raison d’une blessure à l’épaule gauche. 

Jhon Orobio (5-0, 5 K.-O.) a poursuivi son excellent travail. Il a défait par K.O. technique le Mexicain Jesus Solis Reyes au début du 4e round. 

Avant les titres de championnats, Christopher Guerrerro (9-0, 5 K.-O.) a livré un furieux combat au Mexicain Jose Lopez chez les mi-moyens, le sonnant à plusieurs occasions. Ce dernier est tombé au tapis au 4e assaut.

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