Martin St-Louis redessine ses vagues de l'attaque massive: Ivan Demidov de retour sur la deuxième unité


Jonathan Bernier
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Puisque les joueurs du Canadien n’ont pas touché la cible à chacune de leurs 17 supériorités numériques, il ne fallait pas se surprendre de voir Martin St-Louis consacrer une quinzaine de minutes à cet aspect du jeu lors de l’entraînement précédant le départ de l’équipe pour Columbus.
D’ailleurs, c’est tout un contraste avec la séquence de sept buts en 13 occasions qui a précédé cette léthargie. Une série de cinq matchs qui avait coïncidé avec la promotion d’Ivan Demidov sur la première vague de l’attaque massive.

«On s’est perdu dans notre attaque massive. C’est un peu de notre faute. On n’ouvre pas assez d’ouvertures, a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien. C’est de ça qu’on a parlé ce matin.»
Or, Demidov ne sera plus sur cette vague. C’est Zachary Bolduc et non le Russe, qui accompagnait Cole Caufield, Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky et Lane Hutson sur la première unité. L’attaquant québécois occupait le haut de l’enclave, position communément appelée le «bumper».
«Garder les choses simples, parfois, c’est ce qu’il y a de plus efficace. Tu amènes des rondelles et de la circulation au filet. Tu n’es pas toujours obligé de chercher le jeu parfait.»
Un paquet d’options pour le Russe
Et la nature humaine étant ce qu’elle est, c’est souvent quand ça ne tourne pas rond qu’on oublie l’essentiel et qu’on se complique la vie.
Avec l’absence d’Alex Newhook et Kirby Dach, Suzuki se trouvait au cercle de mise en jeu gauche sur les deux unités. D’ailleurs, Demidov est le seul gaucher de ce quintette, ce qui augmente considérablement ses options de passes pour des tirs à la réception.
«Quand il aura la rondelle sur le flanc droit, il pourra faire la passe à trois droitiers, a expliqué Noah Dobson. Il y aura moi à la ligne bleue, Oliver [Kapanen] dans l'enclave et [Brendan] Gallagher à l'embouchure du filet. L'autre équipe ne pourra pas couvrir les trois joueurs. N’est-ce pas?»
Évidemment, Suzuki, de l’autre côté de l’enclave, sera également un choix possible.
En passant, les Blue Jackets se classent au 27e rang en infériorité numérique avec un faible pourcentage de réussite de 72,2%. C'est le moment ou jamais pour reprendre confiance.