«C’est dur de se rattraper et ça arrive souvent qu’on fait ça»: Martin St-Louis irrité par les lents départs
Le Canadien tirait de l’arrière 2 à 0 après un peu plus de quatre minutes en première période

Dave Lévesque
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KANATA | Martin St-Louis n’a pas l’habitude de passer par quatre chemins. Alors, il n’a pas tourné autour du pot longtemps pour décrire le début de match de son équipe.
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«C’est encore un départ inacceptable, c’est dur de se rattraper et ça arrive souvent qu’on fait ça. Ce n’était pas notre match ce soir.»
Il y avait un peu plus de quatre minutes d’écoulées en première période et le Canadien tirait déjà de l’arrière 2 à 0, on est loin des conditions gagnantes même si l’équipe a plutôt bien joué dans les dernières semaines quand il devait combler un écart.
«Nous avons besoin d’avoir de l’urgence dès le départ. Est-ce qu’on peut plier sans casser? On n’a pas été capables de le faire, mais on a pu arrêter l’hémorragie à 2 à 0 et on voulait juste sortir de cette période», a insisté St-Louis qui a aussi laissé savoir qu'Ivan Demidov ne ferait pas ses débuts contre les Maple Leafs samedi soir.
«Est-ce qu’on était dus pour un match comme ça? Peut-être, mais les départs continuent d’être un problème pour nous et il faut corriger ça vite», a ajouté l’entraîneur-chef.
Arriver à l’heure
Autant St-Louis que ses joueurs peinaient à expliquer pourquoi l’équipe connaît régulièrement des premières périodes difficiles. On a vu la même chose mardi quand les Red Wings ont bombardé Samuel Montembeault de 23 tirs dans les 20 premières minutes.
«Nous devons commencer à temps. Ce n’est pas une raison pour paniquer, mais nous devons nous regarder dans le miroir et y faire face», a soutenu Cole Caufield qui était sur la glace en compagnie de Nick Suzuki pour les trois premiers buts des Sénateurs.
Lane Hutson a soutenu qu’il fallait vidanger rapidement cette rencontre tout en offrant une explication intéressante pour ces lents départs répétitifs.
«Nous devons être allumés mentalement dès le départ et jouer plus intensément dès le début du match. Peut-être que nous sommes trop prudents et que nous voulons entrer dans le match en douceur, mais ça ne fonctionne pas dans cette ligue.
«Nous sommes assez résilients, a assuré Hutson. Quand nous connaissons une soirée comme ça, nous passons rapidement à la prochaine partie.»
On recommence
La beauté de la chose, c’est que le Canadien prenait l’avion en direction de Toronto après la rencontre pour affronter les Maple Leafs samedi soir.
«Ce n’est pas préoccupant, on recommence demain contre un autre rival et je crois que nous allons être corrects», a mentionné Kaiden Guhle en tentant de se montrer rassurant.
Il n’y avait pas de sentiment de panique, mais c’est une équipe qui est encore jeune et qui se retrouve confrontée à une situation qu’elle n’a jamais vécue, soit la possibilité de se qualifier en séries. Est-ce que ça dérange l’équipe?
«Je ne sais pas, a avancé Guhle. Nous sommes humains et nous pensons à ça, mais c’est la première occasion pour plusieurs d’entre nous d’être en position de s’assurer d’une place dans les séries.»
Si on ajoute à cela l’arrivée d’Ivan Demidov et la frénésie qui l’entoure, ça peut déranger une jeune équipe. Il faut juste que tout le monde bloque le bruit.