Martin St-Louis fier de sa troupe: «À partir de la deuxième, on a été solides»

Jonathan Bernier
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Le Canadien a tiré de l’arrière pendant près de 40 minutes, mais jamais Martin St-Louis n’a senti son équipe dans le trouble.
«On perdait sur le tableau, mais je trouvais qu’on méritait mieux. On jouait du bon hockey, a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien. On a été victimes de revirements en première période, mais par la suite, à partir de la deuxième période, on a été solides.»
En raison des 15 revirements dont il a été victime en première période, le Tricolore n’a décoché que quatre tirs au but en direction de Samuel Ersson. Il a retrouvé ses repères au retour de l’entracte sans toutefois parvenir à toucher la cible.

«Leur gardien a fait de gros arrêts en deuxième période. Le vent aurait très bien pu tourner en notre faveur à ce moment», a indiqué Nick Suzuki.
Parlant du capitaine, il a, encore une fois, grandement participé à la victoire. Il a ajouté un but et une passe pour porter son total à 83 points. Ce but, qui s’est avéré celui de la victoire, était son deuxième de la saison inscrit à court d’un homme.
Une minute auparavant, Samuel Montembeault avait permis aux siens de garder sa mince avance en frustrant coup sur coup Travis Konecny et Sean Couturier à deux occasions.
«Ça prend ça. Il est excellent, “Monty”», a déclaré St-Louis.
«Je suis content, parce que c’est un but qui nous donnait deux buts d’avance. Ça nous donnait plus de marge de manœuvre», a mentionné Montembeault, auteur de 21 arrêts.
Quatre minutes cruciales
Ce 27e but de la saison de Suzuki venait couronner une brillante soirée de travail de l’unité d’infériorité numérique. En première période, avec les Flyers en avance 1 à 0, le Tricolore a vaillamment écoulé une punition de quatre minutes.
«Ces quatre minutes auraient pu être mortelles, mais je pense qu’on a obtenu plus d’occasions de marquer qu’eux», a déclaré Suzuki, à juste titre.
Mention honorable à Mike Matheson, qui a passé 3 min 43 s sur la surface de jeu durant ce désavantage numérique.
«Ça nous a donné du momentum. On ne leur a pratiquement rien donné. Ça nous a permis de garder l’écart à un seul but, a analysé St-Louis. C’était important parce que, même si on ne s’est pas tiré dans le pied, ce n’était pas notre meilleure période.»
La fièvre des séries
Mine de rien, Montembeault n’est plus qu’à une victoire d’atteindre le plateau des 30. Jusqu’ici, depuis le début de sa carrière, il n’a jamais fait mieux que 16.
«C’est un bel accomplissement. Mais il reste encore six matchs à jouer et il faut continuer de pousser», a-t-il soutenu.
«On s’en va dans la bonne direction. Au début de l’année, on avait dit qu’on voulait disputer des matchs avec ce genre d’enjeu. C’est beaucoup plus le fun. D’ailleurs, on sent déjà l’engouement dans la ville.»
Montembeault a raison de ramener l’attention sur la tâche qui reste à accomplir. Car cet engouement, c’est la fièvre des séries qu’on sent monter. Il serait dommage de l’échapper si près du but.