Tous les résultats
Publicité

Martin St-Louis explique les ennuis défensifs connus en Californie: les joueurs sont trop têtus

Ils doivent miser sur une meilleure gestion de la zone neutre pour avoir du succès

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-03-09T20:03:41Z

Partager

Le Canadien a accordé 16 buts en 3 matchs lors de son voyage en Californie. On ne parle pas de catastrophe, mais il y a une faille dans le jeu défensif.

En comparaison, le Tricolore a donné 11 buts en 4 matchs à ses adversaires en février. Il n’est donc pas question de paniquer pour le moment même si ça demeure préoccupant, surtout maintenant que la date limite des transactions est passée et qu’on sait qu’il n’y aura pas de renfort.

« Dans les trois matchs, on a donné trop de buts, a concédé Martin St-Louis. À San Jose et Anaheim, on a été plus têtus en zone neutre. Ce n’est pas nécessairement la structure [le problème], c’est plus la mentalité.

« On a été moins têtus en zone neutre à Los Angeles, on a eu une très dure première période, mais on s’est replacés. Ça ne peut pas être une tendance d’être têtus en zone neutre à ce temps-ci de l’année », a cependant insisté l’entraîneur-chef.

Mais encore

De quoi veut parler St-Louis exactement quand il dit que ses joueurs ont été têtus en zone neutre ? Il prend une longue pause avant de procéder à une explication assez détaillée.

Publicité

« La game en zone neutre, ce n’est pas quelque chose de simple, commence-t-il. Tout joueur aime jouer avec la rondelle. Tout joueur aimerait avoir ce qu’on appelle le rush game, c’est-à-dire arriver à la ligne bleue adverse et avoir une possibilité de jeu est-ouest, mais ces jeux-là ne sont pas toujours là parce que les joueurs de l’autre équipe sont là.

« Ça n’arrive pas souvent dans un match que ces jeux se présentent, mais ça arrive souvent quand l’autre équipe fait une erreur ou un revirement. On n’a pas besoin d’essayer de manufacturer la rush game, ils vont te la donner sur les revirements. Dans ce voyage, on a donné beaucoup de rush game à l’autre équipe parce qu’on était têtus. »

En d’autres mots, les joueurs du Canadien ont trop souvent essayé de forcer le jeu plutôt que de jouer les cartes qu’ils avaient en main. C’est Samuel Montembeault qui résume le mieux ce que ses coéquipiers font bien quand ils ont du succès.

« On est une équipe vraiment explosive offensivement, il ne faut pas essayer de forcer la rush game. Si on n’a pas trop d’options en zone neutre, il ne faut pas avoir peur de la mettre en zone offensive et d’aller la récupérer parce qu’avec le punch offensif qu’on a, on peut s’attendre à ce que l’autre équipe fasse des erreurs. »

Publicité

Loin

Il n’en demeure pas moins que les gardiens du Canadien ont accordé 15 buts (les Sharks ont marqué dans un filet désert), soit 10 dans le cas de Jakub Dobes et 5 pour Montembeault.

Dans son territoire, le Canadien a souvent eu du mal à écarter la rondelle de l’enclave, mais selon Martin St-Louis, les problèmes peuvent être endigués bien avant que la rondelle n’atteigne même la ligne bleue de son équipe.

« Ça commence beaucoup plus loin de ta zone pour aider tes gardiens. Quand il y a des revirements en zone offensive, si tu as un bon échec avant, tu vas récupérer la rondelle. Il faut être plus combatif sans la rondelle. »

Samuel Montembeault a par ailleurs reconnu qu’il avait eu du mal avec les tirs de loin contre les Ducks et que c’est un élément sur lequel il travaille afin de mieux suivre les rondelles provenant d’une bonne distance.

Si Martin St-Louis a indiqué que Jakub Dobes allait affronter les Maple Leafs mardi, il n’a pas parlé du match de mercredi à Ottawa. On ne peut non plus dire qu’il est venu à la défense de Montembeault quand on lui a demandé ce qu’il fallait faire quand on était aux prises avec une mauvaise passe.

« Il faut que tu contrôles tes pensées un petit peu. Quand j’avais de la misère, il y a une chose qui m’a fait passer à travers tout ça, c’est travailler. »

Publicité
Publicité