Martin St-Louis explique ce que ça prend pour se tailler un poste avec le CH

Jonathan Bernier
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Que ce soit au travail, en amour ou quand vient le temps de choisir les saveurs de ses Timbits, les années et les expériences permettent de déterminer plus précisément et rapidement ce que l’on veut. C’est la même chose chez les entraîneurs.
Martin St-Louis amorce, cette semaine, son troisième camp d’entraînement à la barre du Canadien. Plus que jamais, le bassin d’espoirs qu’il a sous la main est relevé. Désormais, il peut se permettre de choisir ceux qui rempliront le mieux les critères établis lors de l’arrivée du nouvel état-major au cours de la saison 2021-2022.

«Ça fait deux ans qu’on est dans le processus de créer des joueurs de hockey. Les gars connaissent maintenant la définition», a déclaré le pilote du Canadien mercredi matin, à l’ouverture du camp d’entraînement de l’équipe.
N’allez pas vous méprendre. Un joueur de hockey n’est pas la même chose que quelqu’un qui joue au hockey.
«Un joueur de hockey, c’est un gars qui joue la game. Pas juste sa game, a-t-il lancé, fidèle à son habitude. Parfois, ça demande du jeu physique, parfois ça demande des habiletés. Les situations sont différentes.»
«Le joueur de hockey est capable de s’ajuster à tout ce qui se présente à lui, a-t-il poursuivi. Il doit être prêt pour n’importe quoi. Il doit être brave.»
L’exemple de Caufield
Au sein des plus jeunes membres de son groupe, il a soutenu que Cole Caufield est l’un de ceux qui ont fait le plus de progrès dans ce domaine au cours de la dernière saison.
«Il a toujours été talentueux, il a toujours marqué des buts. L’an passé, il a reçu beaucoup de critiques parce qu’il n’a pas marqué autant, a rappelé St-Louis. Mais il a fait de grands pas vers ce qu’est un joueur de hockey. Son jeu était plus complet. Il était impliqué physiquement, il gagnait des batailles. Il n’était pas juste en périmètre pour avoir ses touches.»
Parmi les recrues qui lutteront pour un poste au cours des trois prochaines semaines, Owen Beck pourrait être celui qui se rapproche le plus de la définition de St-Louis. L’Ontarien est capable de marquer des buts et de fabriquer des jeux, mais, si la situation l’exige, il a également la détermination nécessaire pour se replier défensivement et se présenter dans les coins de patinoires.
Un allié pour Hutson
Ce qui nous amène aux défenseurs, point de mire de cet automne. Que ce soit Lane Hutson, Logan Mailloux ou David Reinbacher, leur talent offensif ne fait pas de doute. C’est d’ailleurs ce qui leur a permis de connaître du succès dans les rangs inférieurs.
Toutefois, dans la LNH, impossible de s’en sortir sans s’appliquer défensivement.
«Oui, c’est important. Jouer la game, c’est ça, a-t-il martelé. On sait qu’Hutson a un talent offensif. Ça peut se présenter dans ses quatre premières présences, comme ça se peut que ça n’arrive pas dans ses quatre premières présences. Mais il faut qu’il soit prêt pour n’importe quoi. Si tu forces trop pour ça [l’attaque], tu prends soin d’une personne: toi. Si tu joues la game, tu prends soin de toute l’équipe.»
D’ailleurs, St-Louis est persuadé qu’il sera en mesure d’aider Hutson à apprendre à jouer sans la rondelle.
«L’une de mes forces, c’est que je ne coache pas la possession de rondelle.»
Voyez le point de presse complet de St-Louis dans la vidéo ci-dessus.