Martin St-Louis et Jon Cooper: deux bons joueurs d’échecs
Le duel entre les deux entraîneurs est aussi intéressant que celui entre les joueurs sur la glace


Dave Lévesque
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Depuis le début de la série, on a l’impression que Martin St-Louis et Jon Cooper se livrent à une suite de parties d’échecs.
« Il y a toujours de ça dans le hockey, c’est sûr qu’il y a un peu de dames aussi, mais comment le sport évolue, il y a toujours un aspect “échecs”, ça fait partie de la game», a résumé St-Louis.
Dans les premières rencontres, le vieux routier Cooper a tenté de déranger la troupe de son ancien joueur en envoyant l’artillerie lourde sur le plan physique. Les escarmouches étaient nombreuses après les sifflets. Toutefois, les joueurs du Canadien n’ont pas bronché.
Cooper a aussi fait en sorte de jumeler ses meilleurs éléments défensifs au premier trio du Canadien, de sorte que Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky n’ont pratiquement aucun espace de manœuvre à cinq contre cinq, même si Caufield a joué son meilleur match à forces égales, vendredi soir, au Centre Bell.
« Je trouve que c’est encourageant », a souligné St-Louis, samedi matin, avant de monter à bord de l’avion de l’équipe.
Changements
À la recherche de solutions, Martin St-Louis a fait le fin finaud lors de la période d’échauffement du cinquième match à Tampa mercredi. Il était alors impossible de savoir quels seraient ses trios lors du coup d’envoi de la rencontre.
C’est ainsi qu’il a brassé la soupe en déplaçant notamment Josh Anderson, Phillip Danault et Jake Evans dans d’autres trios, en plus d’insérer Brendan Gallagher dans la formation pour la première fois depuis le début de la série.
Le manège s’est poursuivi vendredi soir au Centre Bell. St-Louis a amorcé le match avec ses trios habituels avant de recommencer à jongler avec ses joueurs, sans commettre la moindre erreur. Il a utilisé une bonne dizaine d’unités différentes au cours de la rencontre.
« Est-ce que tu as compté le nombre de trios qu’il a utilisés ? » a demandé St-Louis au collègue qui lui avait posé la question.
La réponse est : au moins autant que le Canadien et probablement plus.
Jouer la game
St-Louis a expliqué que ses décisions ont d’abord été guidées par ce que lui dictait la rencontre.
« Des fois, c’est un gars qui change avant sa ligne, tu gères leur énergie. Au début du match, je voulais voir s’ils allaient changer chaque fois qu’ils perdaient la mise au jeu, mais éventuellement, on a pris un rythme. »
« Et quand on a pris notre rythme, on a vraiment été capables d’exécuter nos affaires. Il n’y a pas une combinaison que je n’ai pas aimée. »
Au cœur de ces changements, on a souvent retrouvé Josh Anderson et Phillip Danault, qui se sont promenés dans plus d’un trio.
« Ce sont de bons joueurs de hockey qui ont de l’expérience [en] séries », a expliqué Martin St-Louis.