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Martin St-Louis est spécial selon cet ancien joueur du Canadien

Le Canadien a célébré la Coupe Stanley de 1979 en présence d'une quinzaine d'anciens joueurs.
Le Canadien a célébré la Coupe Stanley de 1979 en présence d'une quinzaine d'anciens joueurs. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-10-22T22:14:56Z

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Martin St-Louis est ce qu’on pourrait appeler un intellectuel du hockey, et sa façon de travailler ne passe pas inaperçue auprès d’un autre intellectuel du jeu.

Ken Dryden y est allé de compliments à l’endroit de l’entraîneur-chef du Canadien en qui il voit un homme d’exception se profiler.

«Il semble que Martin St-Louis fera partie de ces personnes qui sont spéciales. L’interview qu’il a donnée après la blessure de Patrik Laine était fantastique. Il comprend que son travail ici est spécial.

«Il ne peut pas juste être très bon, il doit être spécial et il l’a compris. C’est un standard, c’est ce qu’il faut avoir à l’esprit et je crois que le cœur de l’équipe le comprend.»

Dynastie

L’ancien gardien faisait cette déclaration mardi avant le match entre le Canadien et les Rangers lors duquel on célébrait les 45 ans de la conquête de la Coupe Stanley de 1979, celle qui clôturait un cycle de quatre victoires de suite pour l’équipe.

Une quinzaine d’anciens membres de l’équipe ayant participé à ces quatre conquêtes étaient présents au match, dont Serge Savard, Bob Gainey, Mario Tremblay et Réjean Houle.

On ne pouvait faire autrement que de leur demander comment ils se sentent en sachant que l’équipe n’a pas soulevé le trophée depuis 1993.

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«C’est incroyable et c’est tout aussi incroyable qu’une équipe canadienne n’ait pas gagné la Coupe en 31 ans. Ça dépasse l’entendement», lance Dryden.

Quart de siècle

Dryden a d’ailleurs souligné que la dynastie de l’équipe s’était bâtie sur un quart de siècle.

«De 1956 à 1979, le Canadien a remporté 15 Coupes Stanley en 24 saisons. Avant ça, c’était une bonne équipe, mais ce n’était pas la même équipe légendaire. Les gens se sont mis à espérer la Coupe et à présumer que l’équipe l’emporterait sans présumer qu’elle ne l’emporterait pas pendant si longtemps.»

Bob Gainey, qui a vécu de belles années comme joueur et de moins belles comme directeur général, explique la situation simplement en mentionnant que les amateurs montréalais ont été gâtés.

«Quand cette équipe gagnait souvent, il y avait seize équipes dans la Ligue nationale et il y avait peut-être cinq bonnes équipes. La compétition était plus faible qu’aujourd’hui.

«Pendant des années, c’était bon pour nos partisans, mais ça l’était moins pour les fans dans des villes comme St-Louis et ailleurs où il n’y avait pas d’équipe compétitive. St-Louis a mis 50 ans avant de gagner une première Coupe.»

Patience

Ce qui est étonnant pour les anciens, c’est que même si les partisans du Canadien sont reconnus pour être exigeants, ils se montrent patients face au projet de reconstruction.

Après tout, l’équipe a été exclue des séries lors des trois dernières saisons et cinq fois lors des sept dernières années.

«Je suis un peu surpris parce que je sais que les partisans veulent quelque chose de spécial. Dans la plupart des autres villes, être très bon suffit. Alors être près d’être très bon et décevoir sans donner l’espoir d’aller au-delà de ça, c’est là que les partisans se découragent, quand ils ne peuvent pas voir sur la glace que l’équipe sera meilleure demain.

«On n’est pas obligé de gagner la coupe chaque année, il faut seulement savoir que l’équipe est meilleure qu’elle était et qu’elle est en voie d’être nettement meilleure qu’elle l’est dans un avenir prévisible. Je pense que c’est ce que les partisans perçoivent en ce moment.»

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