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Martin St-Louis est pris entre deux feux, mais il aurait pu donner un bonbon à Cole Caufield

Photo portrait de Antoine Roussel

Antoine Roussel

2026-03-26T14:36:44Z

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Je comprends Martin St-Louis d’être pris entre deux feux en ce moment. Mais il est le chef d’orchestre du Canadien. Et quand tu es le chef d’orchestre, c’est toi qui décides si ton musicien joue un solo.

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Les deux feux, c’est la poussée pour les séries qu’effectue le CH en ce moment, simultanément avec la poussée vers les 50 buts de Cole Caufield.

Bien sûr, la priorité, ce sont les séries et non les objectifs personnels. Mais le coach aurait pu donner un bonbon à son marqueur, mardi, quand le Canadien menait par deux buts contre les Hurricanes de la Caroline et que ces derniers avaient retiré leur gardien.

Caufield n’était pas sur la glace en fin de match. Il a maintenant 44 buts. S’il en marque 50 cette saison, il deviendra le premier joueur de Montréal à réaliser l’exploit depuis Stéphane Richer, en 1990.

Ça fait 36 ans. S’il y parvient, ce sera historique.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier
Le gars d’équipe le mérite

Je ne dirais pas la même chose s’il était question d’un joueur qui ne travaille pas. Mais Caufield, c’est loin d’être un égoïste. On a vu sa réaction quand Jake Evans a marqué dans le filet désert. Il était juste content d’être content.

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Jamais il ne dira devant les médias qu’il était déçu de ne pas être sur la glace, parce que c’est un gars d’équipe. Caufield, il est toujours content pour ses coéquipiers. On le voit que c’est un leader extrêmement apprécié !

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Je trouve que St-Louis a manqué une belle occasion de lui donner un petit coup de pouce pour se rapprocher à cinq buts du plateau des 50. Cette saison, Caufield n’a inscrit aucun but dans un filet désert, contre cinq pour Nathan MacKinnon, qui le devance dans la course pour le trophée Maurice-Richard, avec 46 filets.

En fait, Caufield n’a inscrit aucun but dans un filet désert... de toute sa carrière.

Moi j’étais le genre de gars qui aimait ça être sur la glace quand le filet adverse était désert. Pour un gars de profondeur, c’est valorisant et l’occasion d’avoir un rôle bien établi. Bloquer des lancers, payer le fameux prix, c’est ça qui te motive à te mettre le visage devant un lancer pour gagner. Et si des fois, ça te permettait d’aller chercher ton 14e but de la saison, par exemple, ça fait un petit bonus bien apprécié.

Ça fait du bien

Mais dans un cas comme celui de mardi, j’aurais compris. Et les coéquipiers de Caufield aussi auraient compris.

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Parce que pour un club, c’est spécial d’avoir un marqueur de 50 buts dans ses rangs. Il ne les marque pas seul, ses buts. Il a tout une équipe de soutien autour de lui.

En 2014-2015, avec les Stars de Dallas, on a raté les séries. Mais Jamie Benn a gagné le Art-Ross, remis au meilleur pointeur de la LNH.

Ce n’était pas notre trophée, c’était le sien. Mais il reste qu’en tant qu’équipe, on a trouvé ça vraiment, mais vraiment cool. Ça nous a fait du bien. C’est comme si tous les joueurs, même ceux du quatrième trio, avaient contribué à accomplir quelque chose de spécial.

Mais bon, comme je le disais plus tôt, la priorité, ce sont les séries. Le reste va venir avec.

Ce serait juste plate que Caufield termine la saison à 49 buts sans avoir eu cette occasion, contre les Hurricanes.

Chapeau à Guhle, notre lecteur (!)

Parlant de la course aux séries, il faut que je lève mon chapeau à Kaiden Guhle, que j’avais critiqué la semaine dernière (à lire ici), mais qui me semble être un avide lecteur du Journal (cette dernière partie est de l’humour, bien sûr !)

Comme le reste de l’équipe, il a réagi de manière spectaculaire après un voyage dans l’Ouest durant lequel le Canadien jouait du hockey désinvolte, comme si c’était une partie entre chums sur le lac.

Depuis, le Canadien joue de la bonne façon. Ça n’a pas payé à chaque match, mais quand tu joues de la bonne manière, ça apporte de bonnes choses.

Les bâtons qui traînent...

Il reste qu’un truc me dérange : les mauvaises punitions. Comme celles pour des bâtons qui traînent.

La pénalité de Brendan Gallagher en zone offensive avec sept secondes à faire à la deuxième période contre les Islanders de New York, samedi, m’a dérangé.

Est-ce qu’il est obligé de faire trébucher l’autre joueur ? Je le comprends, là, j’ai été ce gars-là, qui aimait gosser l’autre équipe. J’essayais même de le faire jusqu’à la dernière seconde de la période.

Mais tu peux lui donner un coup d’épaule, tu n’es pas obligé de le faire trébucher.

Surtout que là, ç’a donné un momentum aux Islanders, qui ont créé l’égalité 3 à 3 en début de troisième.

Dans d’autres cas, on parle d’accident, mais quand il y a des accidents toute l’année, tu peux essayer de les éviter.

Si on te dit qu’il y a une plaque de glace dehors, tu vas t’arranger pour ne pas courir dessus, non ?

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