«On a reculé de 13 ou 14 mois»: Martin St-Louis désemparé face à la performance de son équipe
Personne ne veut blâmer les gardiens qui ont eu une soirée très difficile

Dave Lévesque
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Samuel Montembeault et Jakub Dobes ont connu une soirée horrible et leurs coéquipiers ont fait leur possible pour les protéger après le match.
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«Ils se retrouvent toujours avec le blâme, mais il y a des défaillances dans notre jeu défensif. Nous sommes imputables et nous devons en faire plus devant eux», a chuchoté Brendan Gallagher.
Dès qu’il s’est présenté sur sa tribune dans la salle de presse, Martin St-Louis semblait excédé et il a rapidement montré ses couleurs quand il a été pressé d’expliquer ce que l’équipe pouvait améliorer pour aider ses deux portiers qui en arrachent.
«Est-ce qu’ils peuvent être meilleurs? C’est sûr qu’ils peuvent être meilleurs, mais il faut qu’on fasse une bonne job devant eux et on ne les aide pas tout le temps.
«Tout le monde veut plus d’arrêts, mais je ne blâmerai pas juste les gardiens. On peut mettre des rondelles en profondeur, accorder moins de revirements, accorder moins de surnombres, mieux sortir la rondelle, en veux-tu d’autres?» a-t-il sèchement répondu.
Retour en arrière
Montembeault et Dobes n’ont pas été rendus disponibles après la rencontre. Le premier a accordé 3 buts sur 10 tirs et le second en a alloué 4 sur 25. Ce n’est toutefois pas ce qu’a retenu Martin St-Louis de cette débâcle.
«Je suis déçu parce que c’est comme si on est retournés dans le temps un peu ce soir. On s’est tiré dans le pied, c’est comme si on a reculé de 13 ou 14 mois.»
Il n’a pas tort. Sauf peut-être en deuxième période, où l’équipe a connu de meilleurs moments. Le Canadien a eu l’air de l’équipe qui a connu un début de saison très difficile l’an passé.
L’équipe vient de perdre sept de ses huit derniers matchs et n’a que deux victoires en neuf rencontres au mois de novembre. Mike Matheson soutient qu’il ne faut pas céder à la panique.
«C’est difficile quand les victoires ne sont pas là, tu vois qu’on force les choses un peu plus qu’avant. [...] Nous devons trouver des façons de remettre les choses en perspective. C’est facile de penser que le monde s’écroule.»
Problème au centre
Après Alex Newhook et Kirby Dach la semaine dernière, le Canadien pourrait avoir perdu un autre joueur de centre en Jake Evans, qui a été victime d’un sévère plaquage de Tom Wilson en fin de deuxième période. Evans a effectué une présence en fin de période et n’est pas revenu en troisième.
«Il a déjà eu des problèmes de commotion par le passé. J’espère que ce n’est qu’une précaution», a soutenu Nick Suzuki, qui a dit, comme Martin St-Louis, que Wilson était parti de loin pour frapper Evans et qu’il avait fini la mise en échec les mains hautes.
Wilson a d’ailleurs un peu fait ce qu’Il voulait. Il a aussi servi un solide double-échec à Ivan Demidov en première période, là aussi sans conséquence.
«Nous savons qu’il amène un élément physique, qu’il est un bon joueur et quand on a la chance de le frapper, on le fait, mais il y a des limites à ce qu’on peut faire quand on essaie de gagner un match. Notre attention était plutôt tournée sur l’importance de gagner le match», a bredouillé Gallagher.