Martin St-Louis au sujet d’Arber Xhekaj: «Il a probablement joué son match le plus complet»

Mylène Richard
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Un but, une fiche de +1, quatre lancers, quatre mises en échec, dont une percutante sur Zemgus Girgensons en deuxième période, un tir bloqué et 18 min et 52 s de jeu: Arber Xhekaj a fait bondir à plusieurs reprises les spectateurs au Centre Bell, mercredi soir.
À son huitième match depuis son rappel de Laval, le gros défenseur du Canadien a joué aux côtés de David Savard.
«Vous mettriez n’importe qui avec ce gars et ça irait bien, a admis Xhekaj après la défaite de 3 à 2 des siens face aux Sabres de Buffalo. C’est un joueur intelligent et il m’a parlé durant toute la partie. Il est comme un entraîneur, il a tellement d’expérience.»
«Le jeu venait à moi et les contacts arrivaient au bon moment. C’est bon pour ma confiance. [...] J’utilisais bien l’espace autour de moi, je ne forçais rien», a ajouté celui qui avait des airs d’un arrière top 4.
«Je ne l’ai pas utilisé vraiment comme une deuxième paire, mais il a joué comme une deuxième paire», a reconnu Martin St-Louis.
L’entraîneur-chef du CH a d’ailleurs apprécié son style robuste.
«Il a probablement joué son match le plus complet, en respectant ses capacités. C’est un joueur physique et on l’a vu ce soir. Il a un instinct offensif et on l’a aussi constaté. Il lit mieux le jeu.»
Merci à Roy
Xhekaj a profité du bon travail de Joshua Roy, qui lui a remis la rondelle à une main en tombant avec un rival sur le dos, pour ouvrir le pointage au vingt initial.
«Gagner des batailles, ça provoque [des jeux] et les joueurs sont assez bons qu’ils seront bien placés, a observé le Québécois de 20 ans. Gagner des batailles c’est important alors d’amener ça à mon jeu, ça va aider.»
Malgré qu’il ait connu sa première rencontre de deux points dans la LNH, Roy n’a été utilisé que pendant 11:21.
«Tu joues 10 minutes, force l’entraîneur à t’en donner 12, tu en joues 12, force-le à t’en donner 14, a imagé St-Louis. Il y a des soirs que tu regardes la feuille de match et tu te dis qu’il en méritait plus. Mais la vie n’est pas fair tout le temps. Il faut que tu continues.»
Trois pénalités
Pour sa part, Juraj Slafkovsky a vu sa séquence de matchs avec au moins un point s’arrêter à huit. Mais ce qu’on a surtout retenu de la soirée du jeune de 19 ans, ce sont ses trois pénalités, dont une qui a permis à Jeff Skinner de faire 2 à 2. La dernière a enrayé les chances du Tricolore d’égaler la marque en fin de match.
«C’est de l’apprentissage pour “Slaf”. Ce n’est pas un joueur qui prend beaucoup de punitions. La ligne est fine quand les joueurs jouent avec combativité. Ce n’étaient pas des punitions paresseuses ou parce qu’il était au mauvais endroit», a relativisé St-Louis.
«Il semblait frustré après ses deux premières pénalités. Je ne sais pas s’il voulait trop en faire. J’ai déjà été dans une telle situation. Il faut se calmer et gérer nos émotions», a de son côté analysé Nick Suzuki.
Toujours présent
Le capitaine a aussi vu sa séquence de 10 affrontements avec au moins un point prendre fin, ce qui ne semble pas inquiéter son entraîneur.
«Il a joué une meilleure game ce soir qu’une game où il a récolté deux points. Il était partout sur la glace», a dit St-Louis.
Et il n’a pas tort. Suzuki s’est démarqué tant à l’attaque qu’en repli défensif.