Martin St-Louis a raison: sans Montembeault, il n'y a pas de course


Jonathan Bernier
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«On ne serait pas dans la course aux séries sans lui.»
Martin St-Louis a livré un court, mais vibrant plaidoyer en faveur de Samuel Montembeault, samedi, à quelques heures de l’affrontement contre l’Avalanche.
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Si l’entraîneur-chef a dû y aller de ce vote de confiance, c’est en raison des performances du Bécancourois que certains ont qualifié de moins bonnes face aux Sénateurs et aux Islanders, plus tôt dans la semaine.

Mais au-delà des sentiments et du soutien moral d’un pilote envers son joueur, qu’en est-il réellement? Que révèlent les chiffres?
Ils donnent raison à St-Louis.
Depuis le début de la saison, selon les données compilées par Sportlogiq, le gardien de 28 ans a accordé près de neuf buts de moins de ce qu’il aurait dû en considérant les occasions de marquer qu’il a affrontées.
Ça lui confère le 22e rang du circuit. Ça semble loin du sommet, mais c’est tout de même mieux que quelques bonnes pointures: Stuart Skinner (26e), Jake Oettinger (27e), Jacob Markstrom (30e) et Adin Hill (34e). Et ça signifie qu’il n’a pas toujours besoin de garder les buts sur la tête.
Ainsi va Montembeault...
D’ailleurs, c’est peut-être un peu moins flagrant depuis le retour de la Confrontation des 4 nations, même s’il a maintenu un dossier de 7-0-3 et un taux d’efficacité de ,911, mais depuis le début de la campagne, ainsi va Montembeault, ainsi va le Canadien.
Les 15 premiers matchs de la saison ont été une catastrophe pour le Tricolore. Ce fut la même chose pour Montembeault, qui a laissé passer trois rondelles de plus que prévu.
Dans la portion de 15 matchs suivante, le Canadien a présenté une fiche de ,500 (7-7-1). N’eussent été les neuf buts sauvés par Montembeault au cours de cette période, il afficherait aujourd’hui quelques points de moins au classement.
Du 17 décembre au 21 janvier, lors de la première poussée de la formation montréalaise, il en a accordé quatre de moins que prévu. Ce qui signifie qu’il a eu son mot à dire. Dans le creux de vague qui a suivi (23 janvier au 9 février), Montembeault a cédé une seule fois de plus que prévu. Dans ce cas-ci, le seul reproche qu’on peut lui faire, c’est de ne pas avoir additionné les miracles.
Donc, oui, si la formation montréalaise est au plus fort de cette course, elle le doit en partie à son gardien numéro un.
Faire le dernier arrêt
Cela dit, c’est vrai qu’il a peut-être un peu moins bien paru cette semaine. Cependant lorsque ses coéquipiers ont amorcé une remontée, Montembeault s’est dressé devant l’adversaire.
Mardi, face aux Sénateurs, il n’y a que la bourde contre Travis Hamonic qui l’a séparé de la perfection pendant que le troisième trio du Canadien remplissait le filet des Sénateurs.
«Contre Ottawa, j’ai manqué de concentration pendant trois secondes et j’ai donné un mauvais but. À part ça, les 59 autres minutes, je trouve que j’ai vraiment bien joué», a-t-il soutenu.
Jeudi, après que Bo Horvat eut porté le pointage à 3 à 1, il a stoppé les 10 tirs suivants, avant de céder, une nouvelle fois devant Horvat, en prolongation. Samedi, à la suite du quatrième but à l’Avalanche, il a été parfait sur les 12 tirs auxquels il a fait face.
Au cours de la troisième période de chacun de ces matchs, Montembeault a donc su appliquer la maxime mise de l’avant par Grant Fuhr, pendant la glorieuse époque des Oilers: s’assurer de faire le dernier arrêt.
Avec pour résultat que les Montréalais ont récolté quatre points sur une possibilité de six.
- Avec la collaboration de Mylène Richard