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Martin St-Louis a gagné son pari

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-11-11T22:17:19Z

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BUFFALO | Un match à 12h30, un orchestre qui joue les plus grands succès de Tragically Hip pendant les entractes et une rumeur farfelue amenant Gerard Gallant derrière le banc du Tricolore. On avait tout pour se divertir en ce jour du Souvenir, au KeyBank Center de Buffalo.

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Le Canadien et les Sabres ont contribué à l’agrément en s’échangeant 12 buts. Un festival offensif duquel les Montréalais sont sortis gagnants au compte de 7 à 5. Ce faisant, ils ont ainsi mis un terme à une difficile séquence de six matchs sans victoire.

Mis à part ceux qui prennent pour le Canadien, sans doute imbibés de sueurs froides, les amateurs de rebondissements et de sensations fortes ont assurément été servis.

Il aura fallu quatre tentatives avant que les troupiers de Martin St-Louis ne parviennent à garder leur avance. Lors des trois premières occasions, la plus longue avait duré 2 min 23s.

Sinon, le Tricolore avait eu l’avantage pendant 28 et 19 secondes. Même pas assez longtemps pour apprécier le moment.

«On s’est beaucoup fait défier émotivement, a lancé St-Louis, après cette victoire acquise à l’arraché. C’était difficile [à accepter], parce que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu une avance.»

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Ce n’est pas comment, c’est combien, a déjà dit un vieux sage.

Un divorce qui marche

Ça n’a pas été joli, mais St-Louis a gagné son pari en séparant Nick Suzuki et Cole Caufield.

Ce dernier a touché la cible à deux occasions. Chaque fois en supériorité numérique. Avec 12 buts, le franc-tireur américain trône maintenant au sommet des buteurs de la LNH.

D’ailleurs, c’était la première fois de la campagne que l’attaque massive du Canadien produisait deux buts.

Le capitaine a également inscrit deux buts, tous dans la dernière minute de la deuxième période (il a ajouté deux passes dans le match).

Un divorce qui marche, on ne voit pas ça souvent.

Suzuki est passé à un cheveu de compléter son tour du chapeau, alors que les Sabres avaient retiré leur gardien au profit d’un sixième attaquant. Cependant, il a perdu pied en route vers le filet.

«D’après moi, il ne le voulait pas ce tour du chapeau», a lancé Juraj Slafkovsky, sourire en coin.

Le Slovaque avait des raisons d’avoir le cœur à la fête. Limité à deux passes pendant la séquence sans victoires, qui coïncidait avec son retour au jeu après une absence de trois rencontres, il s’est fait complice de trois buts.

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«C’est un de mes meilleurs matchs de la saison. Sur 13, j’en ai joué 12 mauvais. Donc, c’est plaisant d’avoir quelque chose qui marche.»

Les deux gardiens aux douches

En fait, il y a probablement juste les deux gardiens partants qui n’ont pas eu de plaisir. Ukko-Pekka Luukkonen est allé prendre sa douche au bout de 40 minutes de jeu après avoir accordé quatre buts sur 18 lancers.

Cayden Primeau est allé le rejoindre (sur le banc, pas dans la douche) quelques instants plus tard. Il avait alors été déjoué cinq fois sur 14 tirs. Le pauvre Primeau a alloué au moins trois buts à chacune de ses six présences devant le filet cette saison.

«Il est fragile. Comme pas mal tout le groupe», a laissé tomber St-Louis.

Samuel Montembeault, qui a maintenant vu de l’action dans les cinq derniers matchs, a été crédité de la victoire. Sa première depuis le 26 octobre.

C’est donc le cœur léger que Brendan Gallagher, Caufield, Suzuki, Josh Anderson, Joel Armia et Jake Evans sont retournés à Toronto pour assister à la cérémonie d’intronisation de Shea Weber au Temple de la renommée du hockey.

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