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Martin St-Louis a difficilement digéré la défaite aux mains des Rangers: «Des erreurs niaiseuses qui m’achalent beaucoup»

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-12-14T05:01:27Z

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NEW YORK | Martin St-Louis n’avait pas le cœur à étaler ses émotions et à se lancer dans les grandes analyses au terme de cette défaite difficile à avaler.

À travers quelques réponses courtes et sèches, il en a dit suffisamment pour que l’on comprenne qu’il avait en travers la façon dont ses joueurs ont géré la rencontre.

On peut le comprendre.

«On a pris le contrôle du match. À 3 à 0, les Rangers n’avaient aucune vie. Puis, on a commencé à faire des erreurs niaiseuses. Ça leur a redonné vie. C’est l’histoire du match», a-t-il résumé.

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Ce dernier a refusé de préciser ce qu’il qualifiait d’«erreurs niaiseuses qui [l]’achalent beaucoup.»

Était-il question des deux gaffes d’Arber Xhekaj dans un intervalle de quatre secondes, qui ont mené au premier but des Rangers? Parlait-il de ce relais mou de Mike Matheson, derrière la ligne des buts, qui a permis à J.T. Miller d’inscrire le but égalisateur?

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À mesure que le point de presse avançait, l’entraîneur-chef du Canadien a laissé entrevoir des bribes de descriptions

«Sur le quatrième but, on a la possession de la rondelle et on l’échappe», a-t-il mentionné à un certain moment.

«On mène 3 à 0 et on écope d’une punition. On se fait marquer. Puis, dès la présence suivante, on n’est pas alerte», a-t-il également souligné.

Une baisse du niveau d’urgence

Voilà ce qui semble avoir le plus titillé le Lavallois: l’incapacité de ses joueurs de se remettre en selle immédiatement après avoir accordé un but. Tout comme cette manie qu’ils ont de lever le pied à l’occasion lorsqu’ils se forgent une avance.

«Il faut avoir la conscience et la maturité de savoir quel type de présence nous avons besoin après un but. Quel est mon rôle, maintenant? a-t-il indiqué. Même si nous essayons de les guider, c’est une décision qui doit venir d’eux.»

«J’attends beaucoup plus de ce groupe. Et pour une raison quelconque, nous n’arrivons pas à atteindre ça de manière constante, a-t-il poursuivi. L’urgence monte et descend. Dans cette ligue, quand on se place dans une bonne position dès la première période, il faut maintenir le niveau d’urgence élevé.»

Une leçon à apprendre

Avec la gifle qu’ils viennent de recevoir en plein cœur de Manhattan, il est à espérer que les joueurs du Canadien retiendront la leçon.

«Quand tu prends les devants 3 à 0, tu dois gagner le match. C’est une équipe talentueuse. On leur a laissé l’occasion de revenir, a dit Jake Evans. Et, pour ma part, écoper d’une punition en prolongation, ce n’est pas vraiment la recette idéale.»

«Il faut apprendre de ça. On est tombé dans une zone de confort vers la fin de la première période. C’est sans doute pour ça qu’ils ont réussi à marquer des buts rapides», a indiqué Zachary Bolduc, auteur de son septième de la saison, tous inscrit sur des patinoires adverses.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils auront l’occasion de se reprendre dès dimanche soir, en recevant la visite des Oilers d’Edmonton. St-Louis n’a pas voulu préciser qui allait affronter les tirs de Connor McDavid et de Leon Draisaitl.

Un choix qui se fera assurément entre Samuel Montembeault, auxiliaire de Jacob Fowler lors des deux derniers matchs, et Jakub Dobes.

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