Martin St-Louis a aimé la moitié du match
Le Canadien a accordé trop d’avantages numériques aux Predators à compter du milieu du match

Dave Lévesque
Partager
Il y a une moitié du match que Martin St-Louis a aimée, et une autre qu’il aurait préféré ne pas voir.
• À lire aussi: Montembeault stoppe les Predators
• À lire aussi: À VOIR: Patrik Laine remet ça!
«C’est un match en deux parties. On a été excellents en première période jusqu’en milieu de deuxième, et après, on a commencé à se faire mal, a-t-il expliqué. Je n’ai pas aimé la discipline et la gestion de rondelle. Ce n’était pas une deuxième moitié de match facile à diriger.»
Il n’a pas aimé que son équipe se désorganise et accorde cinq avantages numériques aux Predators, dont trois en troisième période. Il s’est d’ailleurs impatienté lors d’une pause publicitaire.
Heureusement, son équipe a fait le boulot à court d’un homme en n’accordant rien aux visiteurs, Jake Evans ouvrant même la marque en désavantage numérique.
«Notre désavantage, c’est un des gros points positifs de notre année, il y a une belle constance. C’est sûr que, des fois, la chaîne débarque», a-t-il noté, en faisant ici référence au match de samedi dernier, lors duquel les Rangers ont marqué trois fois en avantage numérique.
Merci «Monty»
Si le Canadien a tenu le coup lors des cinq attaques massives des Preds, c’est notamment grâce au brio de Samuel Montembeault, qui a bloqué les 29 tirs auxquels il a fait face pour récolter son troisième blanchissage de la saison.
«Ton meilleur joueur en désavantage numérique, c’est ton gardien. Et ce soir, on a été capables de garder la séparation qu’on a créée à cause de notre désavantage et de notre gardien», a mentionné St-Louis.
Confirmé comme gardien du Canada pour la Confrontation des 4 nations, Montembeault vient de connaître deux bons matchs consécutifs.
«Je le savais depuis dimanche. Et les deux derniers matchs que j’ai joués, c’était de prouver qu’ils avaient fait le bon choix, que j’avais vraiment ma place», a-t-il avoué.
David Savard sait que son coéquipier traverse une bonne séquence, et c’est toute l’équipe qui est sur une meilleure tangente selon le défenseur.
«Tout le monde joue mieux, on facilite sa job, on donne moins de grosses chances de marquer. Et quand il y a des occasions, il fait tout le temps les arrêts. Il est extrêmement solide ces temps-ci.»
L’effet Laine
Patrik Laine a marqué un but dans un second match de suite depuis son retour au jeu et, encore une fois, du cercle de mise en jeu. Sa présence fait en sorte que l’attaque de l’équipe est mieux équilibrée selon David Savard.
«Ça amène un gars de plus qui est un tireur vraiment dangereux. Ça permet de séparer les confrontations défensives de l’autre bord. Ça peut l’aider, ça aide aussi notre première ligne. Et sur l’avantage numérique, il peut être extrêmement dangereux.»
Après la rencontre de mardi, Laine avait avoué qu’il n’avait pas tellement aimé sa performance. Son évaluation était un brin meilleure jeudi soir même si revenir au jeu devrait être comme remonter sur une bicyclette après un long moment.
«Certaines parties du jeu ne sont pas faciles comme faire de la bicyclette en ce moment, mais c’était un peu mieux. Je n’étais pas en train de mourir après chaque présence, c’est un bon signe. Je n’étais pas à bout de souffle après 20 secondes, c’est une amélioration. Mais les rondelles rebondissent encore un peu et j’en perds que je ne perdrais pas normalement. En jouant, ça va venir, ça ne me préoccupe pas tellement.»