Martin Larocque a surmonté un cancer
Marie-Claude Doyle
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Collaborateur à La Victoire de l’Amour, Martin Larocque était de passage à l’émission animée par Sylvain Charron le 3 mai dernier, pour présenter Mon kit de joie, un ouvrage interactif qui propose des pistes pour réfléchir sur la joie. L’artiste aborde également dans ce nouveau livre un moment difficile qu’il a traversé en 2025, lorsqu’il a eu le cancer de la prostate.
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Il a raconté à l’animateur qu’il avait vécu une période de découragement à la suite de l’annonce de son diagnostic. « Il y a eu des moments difficiles où je me disais que je n’allais jamais m’en sortir. La peur et la peine viennent brouiller notre capacité à réfléchir. J’avais besoin d’aide, alors je suis allé consulter une thérapeute. Ensuite, je me suis plongé dans des lectures. Là, je suis assis devant toi et je commence à retoucher à la joie. Et j’y touche encore plus depuis que j’ai appris, à Noël dernier, que je serais grand-papa cet été », a confié le papa de trois enfants, sans préciser lequel aura un enfant.
Aujourd’hui, il est guéri. « Je n’ai pas eu le pire des cancers, mais il était quand même agressif et il fallait y voir. C’était le cancer de la prostate ; et il a fallu l’enlever. Ça demande des opérations, puis des traitements. Ç’a été un bout épeurant. De plus, à ce moment-là, je venais de me séparer. J’ai passé à travers ça seul, ce qui est la pire chose au monde, parce que quand une telle chose survient, on veut que quelqu’un nous tienne la main. Aujourd’hui, je rends grâce au fait d’avoir été seul durant cette période, parce que ça m’a permis de voir qui j’étais. Est-ce que je le referais comme ça ? Non. Je pense que j’appellerais des gens. J’étais pris avec une bibitte silencieuse à l’intérieur de moi. Elle ne faisait pas de bruit. Elle ne faisait pas mal. Je n’ai pas souffert physiquement, mais je savais qu’elle était là. J’aurais aimé avoir quelqu’un la nuit qui aurait mis sa main sur mon épaule et m’aurait dit que je n’étais pas seul. Je m’y suis pris autrement. J’ai parlé. J’ai fait brûler tout ce qui se brûle et je me suis dit que j’allais passer au travers. À un moment donné, on t’appelle pour te dire qu’on ne voit plus de traces de la bibitte. À partir de là, tu as un autre regard sur la vie. Chaque instant devient magnifique. Ça reste une bibitte qui est horrible, mais là, ça va. J’ai eu le temps de me parler de la mort. Je n’avais jamais fait ça. Il y a mes enfants qui sont là, et je veux être là pour eux. Et il y a l’autre petit-enfant qui s’en vient. » Nous lui souhaitons beaucoup de bonheur pour la suite des choses.