Marthe Laverdière nous révèle comment elle se sent lorsqu’elle écrit un roman
« Le murmure des bombes: Adrien », en librairie depuis le 4 mars
Nathalie Slight
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Émissions de télévision, docuréalité, show d’humour, conférences et écriture : la colorée horticultrice Marthe Laverdière nous réserve bien des surprises. Ces jours-ci, elle lance son roman Adrien, premier tome de la trilogie Le murmure des bombes.
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Marthe, avec ton horaire ultra chargé, où trouves-tu le temps d’écrire ?
Je ne surprendrai personne en vous disant que je suis hyperactive. Je n’ai jamais voulu être médicamentée, parce que je trouve que mon énergie débordante, c’est un super pouvoir. Lorsque mes enfants étaient petits, je me levais la nuit pour faire des tâches ménagères. Maintenant que Minou (son mari, Sylvain Talbot) et moi sommes seuls à la maison, j’en profite pour écrire la nuit. C’est le seul moment de la journée où il n’y a aucune distraction autour de moi.
Quand as-tu découvert que tu avais un talent d’autrice ?
Je ne pense pas avoir un talent particulier. D’ailleurs, lorsque j’ai sorti mon premier roman, je souffrais du syndrome de l’imposteur... et j’en souffre toujours ! Je me vois davantage comme une raconteuse, qui utilise la télévision, la scène ou l’écriture pour partager toutes les idées que j’ai dans ma tête.
Comment te sens-tu lorsque tu écris des romans ?
J’écris par instinct. C’est un peu bizarre à expliquer, mais je me sens en transe, comme si toutes les idées flottaient autour de moi et que je n’avais qu’à les attraper et les mettre sur papier. On dirait que les personnages vivent à l’intérieur de moi et me dictent quoi écrire. J’écris d’un trait, sans me relire. Ce n’est qu’une fois mon histoire complétée que mon éditrice me demande d’ajouter telle description dans tel passage.

L’action du roman Le murmure des bombes se déroule en 1938. Pourquoi avoir encore une fois choisi de situer l’action dans le passé ?
Moi qui ai toujours rêvé de faire un voyage dans le temps, je réalise ce souhait en écrivant mes romans. Quand je plonge dans l’histoire, je me sens tellement à une autre époque que je fais le saut lorsque j’aperçois une télé, un iPhone ou tout objet qui me ramène au moment présent. (rires)
Quel a été ton plus gros défi avec ce roman ?
Je pensais que ça allait être plus compliqué d’écrire en me mettant dans la peau de deux hommes : Adrien, fils de notaire, et Jérôme, fils de fermier. Il fallait que je pense comme un homme, que je parle comme un homme, que je ressente comme un homme. Je me suis beaucoup inspirée de Minou pour écrire ce roman, ainsi que de mes trois garçons. Il y a une petite part de chacun d’eux dans mes personnages.

En terminant, que peut-on découvrir sur toi à travers tes romans ?
Certains ne voient que mon côté coloré, énergique, comique... Mais à travers mon écriture, je dévoile un côté plus profond, plus émotif, que je dévoile plus rarement lorsque je suis face aux gens.