Mark Carney, la meilleure option pour affronter Trump, selon les Québécois
Marie-Anne Audet
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L’appui des Québécois pour Mark Carney, pour qui le candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada représente la meilleure option pour affronter le président américain Donald Trump, surprend une experte qui y voit un désir de nouveauté dans l’approche à adopter vis-à-vis l’homme fort de la Maison-Blanche.
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«Ça m'étonne. C'est intéressant comme analyse», a déclaré Geneviève Tellier, la professeure à l’école d’études politiques à l’Université d’Ottawa, lors d’une entrevue à LCN.
En effet, selon un sondage SOM réalisé pour le compte de La Presse, 25 % des Québécois estiment que l’ex-gouverneur des Banques du Canada et de l’Angleterre est la meilleure personne pour mener les négociations avec l’administration américaine. Ils étaient 18 % à appuyer Pierre Poilievre, et 14 % pour l’ex-ministre des Finances, Chrystia Freeland.
«Chrystia Freeland dit, depuis le début de sa campagne: “Je sais comment négocier avec le personnage”. Puis finalement, ce que les Québécois disent c'est: "Oui, votre méthode en 2016, ce n'est peut-être plus la bonne méthode en 2025"», a évoqué Mme Tellier.
Cette dernière a également souligné l’attitude plus «discrète» du chef conservateur depuis de début du bras de fer.
«Pierre Poilievre, on attend un geste de sa part qui va nous montrer qu’il a une stature de premier ministre et on ne le voit pas encore. Pour lui, ça commence à devenir problématique. Alors que Mark Carney, on a perçu qu’il avait une vision puis qu’il avait une stratégie pour répliquer à M. Trump», a-t-elle illustré.
Période instable
La confirmation jeudi de la volonté de Donald Trump d’imposer des tarifs douaniers de 25 % aux produits canadiens et mexicains risque d’ailleurs de faire entrer le pays dans une période de grande instabilité, a évoqué l’experte.
«Je m’attends à tout. Je fais un parallèle avec la fin de semaine passée et la Colombie. [...] Monsieur Trump a imposé des tarifs, mais quelques heures plus tard, il les a enlevés parce que la Colombie avait changé d’idée [sur l’accueil de migrants expulsés]. Il doit se dire que si ça marchait là, ça va marcher avec le Canada», a expliqué Geneviève Tellier.
«Ça fait partie du bluff, mais le bluff à une vitesse supérieure. Les tarifs vont probablement arriver, mais pourraient être retirés rapidement aussi. Ça serait une possibilité», a-t-elle poursuivi.
Voyez l'entrevue complète dans la vidéo ci-dessus