Mark Carney et Danielle Smith s’entendent pour bâtir des pipelines

Guillaume St-Pierre
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OTTAWA | Le gouvernement Carney continue de faire sauter les verrous de l’expansion des sables bitumineux afin de sevrer le Canada du marché américain et d’exporter davantage de pétrole en Asie grâce à la construction d’un pipeline vers la Colombie-Britannique.
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Selon un protocole d’entente signé par le premier ministre Mark Carney et l’Albertaine Danielle Smith, jeudi, les deux paliers de gouvernement souhaitent «la construction d’un ou plusieurs oléoducs» qui seraient financés par le secteur privé.
«Cet accord va rendre le Canada, l’Alberta, plus indépendant, plus résilient, plus fort et plus soutenable», a souligné Mark Carney.

De plus, le document stipule que l’oléoduc Trans Mountain, propriété de l’État canadien, doit être agrandi.
Ottawa souhaite créer les conditions d’une expansion des sables bitumineux en jetant à terre d’autres pans de la politique climatique de Justin Trudeau.
D’une part, Ottawa recule sur la mise en place d’un plafond des émissions du secteur pétrolier, une mesure aussi attendue par les écologistes que controversée en Alberta.
Le fédéral ouvre aussi la porte à permettre aux pétroliers de naviguer dans le nord de la Colombie-Britannique, une interdiction datant de 2019 qui irrite au plus haut point les tenants de l’expansion des sables bitumineux.
Mais il y a loin de la coupe aux lèvres dans les ambitions énergétiques de l’Alberta de Danielle Smith.
D’abord, aucune entreprise privée n’a encore levé la main.
Le document établit que les projets de pipelines doivent se faire en collaboration avec la Colombie-Britannique et les communautés autochtones.
Or, le premier ministre britanno-colombien a déjà déclaré être contre le développement d’un oléoduc dans le nord de sa province.
D’autres conditions doivent aussi être réunies, comme le développement de technologies permettant de capter la pollution durant la production de bitume.
«On va avoir des barils de pétrole d’Alberta avec des gaz à effet de serre plus bas, et par conséquent, les plus compétitifs du monde», a expliqué le premier ministre.
Or, ces technologies ne sont pas encore à point.