Tous les résultats
Publicité

Mark Carney absent à la COP30 au Brésil: «Il aurait probablement été gêné de son bilan»

Mina Collin

2025-11-10T22:39:31Z

Partager

La COP30, trentième conférence des Nations Unies sur le climat, a ouvert ses portes lundi à Belém, au Brésil. Si de nombreux dirigeants ont fait le déplacement pour assister à cette grand-messe climatique annuelle, l’absence du premier ministre Mark Carney n’est pas passée inaperçue.

• À lire aussi: COP30: «Sans les peuples autochtones, il n'y a pas d'avenir pour l'humanité», clame une ministre brésilienne

• À lire aussi: COP30: «Nous avons échoué» à limiter le réchauffement à 1,5°C, admet le chef de l'ONU

• À lire aussi: L'ONU veut placer les forêts au cœur de la COP30

«Son absence a été remarquée, mais elle s'insère dans une lignée où depuis qu'il est arrivé [au pouvoir], ce sont des reculs climatiques», a déclaré Patrick Bonin, porte-parole du Bloc québécois en environnement et en changement climatique, aux ondes de LCN, lundi.

M. Bonin, qui a déjà milité au sein de Greenpeace, affirme comprendre la décision du premier ministre canadien de s’abstenir de participer à la COP30.

«C'est certain que je pense que ça faisait son affaire à M. Carney de ne pas venir à une conférence internationale parce qu'il aurait probablement été gêné de son bilan alors qu'on fait face à une crise climatique», a-t-il fait valoir.

Publicité

Selon lui, la présence de Mark Carney aurait permis de mettre de l’avant des propositions «plus ambitieuses», mais cela aurait été difficile à justifier compte tenu des nombreux reculs climatiques observés depuis le début de son mandat.

«Des projets pipeliniers, de l'argent pour les pétrolières, il ne veut plus respecter les cibles ou ne s'engage plus à les respecter au niveau des gaz à effet de serre: [...] l'abandon de la tarification carbone, l'abandon de l’appui pour l'achat de véhicules électriques [...]», a-t-il énuméré.

Le militant a d’ailleurs affirmé que le dernier budget fédéral présenté mardi dernier est «un fiasco d’un point de vue environnemental».

«Il y a plein de recul et clairement, ce n'est pas le genre de leadership dont on a besoin. Donc, en quelque part, c'est une bonne chose qu’il ne soit pas venu parce que malheureusement, c'est un leadership négatif de sa part», a-t-il soutenu.

Donald Trump, absent aussi

Les États-Unis avaient indiqué le 1er novembre qu’aucun haut représentant, y compris Donald Trump, ne participerait à la COP30. Patrick Bonin a toutefois précisé que près des cinquantes États américains sont malgré tout présents sur place.

«Ce qu'on voit, c'est une volonté renforcée de la part des autres États de continuer d'aller de l'avant, sachant que M. Trump ne restera pas là éternellement», a-t-il indiqué.

L’absence de Donald Trump à la COP30 signifie qu’il faut «combler» le vide laissé par le leadership étatsunien, ce qui donne l’occasion à d’autres pays de prendre le relais et de renforcer leurs actions climatiques, a avancé le militant.

«Il faut que le Canada soit saisi, qu’il aille jouer avec les bons joueurs plutôt que de se coller sur l'administration Trump», a lancé M. Bonin.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-dessus.

Publicité
Publicité